Un scandale d'état, oui ! de Bernard Tapie

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Un scandale d'état, oui ! de Bernard Tapie

Auteur : Bernard Tapie
Nombre de pages : 229
Editeur : Plon
Date de parution : 2013
Prix : 14.90 euros (Broché) - epub gratuit sur Amazon

 

Résumé :

" Dans ce livre, je pense donner assez de détails, de preuves et de citations juridiques pour que le lecteur de bonne foi comprenne la volonté de me détruire de ceux qui vont informent.

Non, je n'ai pas volé l'argent qui m'a été finalement attribué.

Non, je n'ai pas récupéré la totalité de ce qui m'avait été dérobé par le Crédit Lyonnais.

Non, je n'ai pas coûté un sou au contribuable à qui j'ai, au contraire, rapporté beaucoup.

Non, je n'ai pas bénéficié d'un traitement de faveur.

Et oui, la sentence rendue par le tribunal arbitral est incontestable. "

 

Avis / Critique :

Bernard Tapie, figure incontournable de l'entrepreneur à qui tout semble réussir. Issu de la masse populaire, c'est à la force de ses mains qu'il s'est hissé. C'est aussi grâce à un bagou, une verve, une intelligence d'investissement, d'idées de redressements, qu'il est devenu l'homme incontournable de la jet set business des années 85-2000. Tour à tour entrepreneur, sauveur d'entreprises (Adidas, notamment), président de club de football (l'OM), chanteur, comédien, repreneur de journaux (Nice Matin), ministre de la ville (sous Mitterand), Bernard Tapie fascine ou agace. Il agace dans les hautes sphères parce qu'il a réussi en partant de rien, en n'étant pas de ce milieu des affaires qui voit des générations de père en fils s'installer au directoir des grandes firmes de la métropole sans avoir démontrer de talent dans les affaires mais grâce à ce qui circule dans leurs veines, soit le sang de la classe dite supérieure.

Tout réussissait à Bernard Tapie, entrepreneur parti de rien, retrousseur de manche, grande gueule, jusqu'à l'affaire du Crédit Lyonnais. Qui a volé qui ? Qui doit quoi à qui ? Quelle est donc cette histoire d'arbitrage donnée sous l'aire Sarkozy et dans laquelle fut impliquée Christine Lagarde ?

Bernard Tapie livre ici sa version des faits et dénonce les activités du Crédit Lyonnais d'alors, celui de Louis Gallois et du rachat au groupe Tapie par l'intermédiaire de sociétés écrans pour 2 milliard de francs afin de revendre le groupe équipementier sportif à Robert Louis Dreyfuss aussitôt pour 4 milliards. Une affaire de passe-passe menée par une banque qui connaitra dans la même période plusieurs litiges (la MGM et Executive Life en sont deux fameuses) qui a fait perdre à la France et surtout aux contribuables, des sommes indécentes.

Coupable, méchant, le Tapie à qui l'arbritrage donne la faveur de lui accorder 240 millions en 2008 pour la société GBT et 45 millions de dommages et intérêt ?  A la lecture de ce livre et des extraits de rapports de jugement qui y sont apportés, il semble bien que le mécréant dans l'histoire soient bien les dirigeants de cette banque qui n'a pas hésité à tremper à l'époque dans nombre d'histoires à la limite de la légalité, voire de l'illégalité.

Au sortir de ce livre, il n'est pas sûr que le personnage de Bernard Tapie plaise plus mais il a au moins le mérite de remettre les pendules à l'heure et de démontrer que le méchant n'est pas forcément celui que l'on veut bien (les médias et les politiques) nous faire croire.

 

Voir également pour le volet Crédit Lyonnais-MGM: la mafia à Hollywood

 

Extraits :

 

Dans tout le litige Adidas-Crédit Lyonnais, je rappelle que j'ai été trompé, abusé et déshonoré. A la fin, je n'ai récupéré qu'une partie e ce qui m'avait été dérobé. A ma place, n'importe qui serait présenté pour ce que je suis, une victime. Pas moi. Les médias ne me pardonnent pas d'avoir survécu à leurs attaques. C'est la nouvelle affaire Tapie. Le jour où j'ai déposé plainte pour un cambriolage, il se trouvera bien quelques organes de presse pour titrer : "Bernard Tapie de nouveau entendu par la police pour une affaire de vol..."

 

Sept ans de démêlés commerciaux, six ans de procédures judiciaires, et voilà le résultat : la situation du Crédit Lyonnais et donc du CDR est désespérée. Tout le montage frauduleux est connu, même si le montant exact des gains illicites reste encore à cerner. Les responsabilités de la Banque et de ses dirigeants sont établies et partiellement reconnues. la spoliation dont j'ai été victime ne fait plus de doute même si elle ne peut encore être exactement chiffrée. La condamnation finale du Crédit Lyonnais est inéluctable.

 

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Tags : Bernard Tapie, affaire Crédit Lyonnais, Adidas, Christine Lagarde, arbitrage

Publié dans Politique

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