L'histoire des mondes imaginaires, de Michel Udiany

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

L'histoire des mondes imaginaires, de Michel Udiany

Résumé :

A travers 26 chapitres qui vont du jardin d'Eden à la Chine de Marco Polo, les plus grands lieux mythiques de l'Histoire revisités à la manière d'une enquête telle qu'Hérodote, grand aventurier, le concevait lui-même : quels faits, quelle réalité peuvent se cacher derrière chacune de ces légendes ? Il s'agit ici d'un premier tome, axé sur les mondes imaginaires de l'Antiquité et du Moyen Age.

----------

Auteur : Michel Udiany
Nombre de pages : 320
Editeur : Jourdan Editions
Date de parution : Juillet 2014
Prix : 19.90 euros (broché)

-----------

Avis / Critique :

Excellent !

Que dire de plus sur ce livre qui revisite les mythes en prenant soin de raccorder les différents faits historiques ou légendes qui ont contribué à leur édification. Très accessible dans sa lecture, bourré d'histoire, de faits, nous voici dans la peau de ces peuples qui ont serpenté les mers, bâtis des cités, contribués à leur légende. Qui était vraiment le roi Arthur ? Comment le roi Salomon s'est-il autant enrichi ? Les amazones, femmes intrépides d'un clan entièrement féminin ou guerrières, aux côtés des hommes, d'un peuple des steppes ?

D'ailleurs, que veut-il dire ce nom "Amazone" ? Simplement "celui qui ne mange pas de pain", c'est-à-dire qu'il se référait au peuple des steppes qui ne s'était pas sédentarisé par l'apparition de l'agriculture, mais continuait de suivre un mode nomade et guerrier. Qui était ces navigateurs pré-antiques qui poussèrent jusqu'en Irlande, Islande leur embarcation et y découvrirent des peuplades jusqu'alors, inconnues ? D'où viennent les licornes, le mythe des sirènes ? Comment et pourquoi Alain Bompart, navigateur d'aujourd'hui, reprend-il les écrits des anciens pour retracer leur route et  nous emmener dans des contrées que l'on pensait inaccessibles pour ces peuples d'alors, ces Phéniciens, ces scythes, ces grecs ?

Contexte historique, lien avec les mythes, les légendes anciennes, et vous voici transportés ailleurs, dans l'irréel, le mythique pour finir par atterrir au lieu des origines, celui que les archéologues, les scientifiques pensent être le berceau de l'humanité. 

Qu'étaient le jardin d'Eden, celui des Hespérides, Babel, Avalon ? Où se trouvaient-ils exactement, quelles sont les possibilités les concernant ? Nous voici lancés dans une enquête qui cherche à séparer le réel de l'imaginaire et vient nous abreuver de nouvelles connaissances que, peut-être, nous n'aurions pas supposé.

Ultima Thulé, le légendaire Yggdrasil (l'arbre du monde des Vikings), Sinbad, l'Atlantide, Sodome et Gomorrhe, Ulysse, Le pays du prêtre Jean, Hyperborée, Gog et Magog... des indiens blancs d'Amérique, descendants de navigateurs scandinaves ?

Michel Udiany, professeur à Liège, ressuscite les grandes civilisations qui ont marqué de leurs épopées les siècles.

"L'histoire des mondes imaginaires" est un voyage dans le temps qui nous offre l'opportunité à la fermeture du livre de se dire que nous y avons appris quantité de choses.

En un mot, passionnant.

--------------

 Extrait  :

Rien ni sourtout aucune ville ne pouvait être comparé à Babylone, même si au début du XIXème siècle, elle n'était plus qu'un ensemble de tells, c'est-à-dire de collines recouvertes de sable et qui se confondaient avec le désert environnant.

Ces collines sont en réalité les restes des ziggourats, constructions gigantesques qu'on trouve partout à Sumer et qui semblaient des escaliers faits pour grimper jusqu'aux cieux. Les plus grandes pyramides d'Egypte ne leur étaient pas supérieures par la taille ou par la technique. Mais une question demeure, qui revient sans cesse dans tous les ouvrages d'histoire ancienne : pourquoi le désert a-t-il pu vaincre les ziggourats alors que les pyramides se dressent encore dans le delta du Nil ? Parce que les ziggourats étaient construites avec des briques d'argile et non avec des pierres de calcaire.

L'argile est un matériau banal sur les bords de l'Euphrate, pas la pierre de taille. Sans doute celle-ci peut-elle être rabotée par le vent du désert, chargé de poussière - mais cette érosion est lente et stoppée dès que l'édifice est enterré. Les briques, elles, se fendent et s'émiettent assez rapidement. Contre le ruissellement des eaux qui pouvait les désagréger, les concepteurs des ziggourats aménagèrent des canaux de drainage à l'intérieur même des structures, mais cela ne suffit pas à les préserver. Après des siècles d'érosion, les ziggourats étaient retournées à l'état de monticules de sable.

Chaque ville sumérienne ou assyrienne avait sa propre ziggourat, colorée suivant les étages et le plus souvent dans des couleurs vives. Comment ces monument avaient-ils été construits ? Strabon rapporte qu'une main d'oeuvre considérable était employée à la construction  de ces tours géantes. Par exemple, pour aménager la terrasse de la ziggourat de Babylone, il fallut employer pendant deux mois plus de dix mille ouvriers. Presque la population entière d'une ville de taille moyenne.

Tags : Marco Polo, Amazones, Mythes anciens, Atlantide, ville d'Ys, Avalon, Ultima Thulé, jardin d'Eden, Yggdrasil, sodome et gomorrhe, l'histoire des mondes imaginaires, roi Arthur, Sumerlégendes, Michel udiany, livres gratuits, télécharger, epub, pdf

 

Vous lisez beaucoup ?
Rendez vos lectures moins onéreuses en profitant des avantages
de la Kindle et d'amazon premium et empruntez des milliers de livres gratuitement.

              

 

Publié dans Histoire, Documents

Commenter cet article