Prix littéraire : les sélectionnés du prix Fémina 2016

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

La première sélection du prix Fémina a sélectionnée 18 romans français et 14 romans étrangers  (que vous retrouverez dans un futur post). Les prochaines sélections auront lieu les 4 et 14 octobre pour une remise de prix, le 25 octobre 2016, une semaine avant le Goncourt.

 

     
 

Sophie Avon, Le vent se lève (Mercure de France)

Lili a vingt ans, au début des années quatre-vingt, quand elle embarque avec son frère Paul sur le voilier Horus. Paul est un marin passionné, mais traverser un océan n’est pas une mince affaire! De port en port, au gré des escales, dans des conditions parfois rudes, frère et sœur progressent vers les tropiques. Après le golfe de Gascogne, Madère, les Canaries, le Sénégal, enfin, c’est la traversée de l’Atlantique, puis l’arrivée au Brésil. Là, ils se laissent envahir par un sentiment de plénitude où se mêlent la satisfaction d’être allés au bout d’eux-mêmes et l’excitation de la découverte : Recife, Salvador de Bahia, Rio...
176 pages - 16.80 euros -

 

Nathacha Appanah, Tropique de la violence (Gallimard)

"Ne t’endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n’est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c’est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu’à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré ? Ils viennent pour toi."
192 pages - 17.50 euros

 

Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal, (Gallimard)

Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l'enfance – celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes ?
432 pages - 21 euros

 

Catherine Cusset, L'autre qu'on adorait (Gallimard)

"Quand tu penses à ce qui t’arrive, tu as l’impression de te retrouver en plein David Lynch. Blue Velvet, Twin Peaks. Une ville universitaire, le cadavre d’un garçon de vingt ans, la drogue, la police, une ravissante étudiante, une histoire d’amour entre elle et son professeur deux fois plus âgé : il y a toute la matière pour un scénario formidable.
Ce n’est pas un film. C’est ta vie."

304 pages - 20 euros -

 

Chloé Delaume, Les sorcières de la République (Seuil)

Il s’est passé de bien vilaines choses, en France, entre 2017 et 2020, avec l’arrivé au pouvoir du Parti du Cercle, émanation d’une secte féministe qui a voulu compenser quelques millénaires de domination masculine. De ces trois ans il ne reste toutefois rien : l’amnésie collective a été décidée par un référendum. On l’appelle le Grand Blanc.
368 pages - 20 euros -

 

Négar DjavadiDésorientale (Liana Levi)

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…
352 pages - 22 euros -

 

Gaël Faye, Petit pays (Grasset)

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais.
143 pages - 18 euros -

 

Hélène Gestern, L'odeur de la forêt (Arléa)

Une correspondance incomplète, des clichés clandestins, un journal codé, voilà les premières cartes du jeu de patience que va mener Elisabeth Bathori, une historienne de la photographie, et qui l'emmènera bien plus loin qu'elle ne le pensait. Car L'Odeur de la forêt est une traversée de la perte, à la recherche des histoires de disparus, avalés par la guerre - la Première puis la Seconde Guerre mondiale -, le temps et le silence.
700 pages - 27 euros -

 

Frédéric Gros, Possédées (Albin Michel)

En 1632, dans la petite ville de Loudun, mère Jeanne des Anges, supérieure du couvent des Ursulines, est brusquement saisie de convulsions et d'hallucinations. Elle est bientôt suivie par d'autres soeurs et les autorités de l'Eglise les déclarent « possédées ». Contraints par l'exorcisme, les démons logeant dans leurs corps désignent bientôt leur maître : Urbain Grandier, le curé de la ville.
304 pages - 19.50 euros

 

Serge Joncour, Repose-toi sur moi (Flammarion)

Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer.
389 pages - 21 euros 

 

Luc Lang, Au commencement du septième jour (Stock)

4 h du matin, dans une belle maison à l’orée du bois de Vincennes, le téléphone sonne. Thomas, 37 ans, informaticien, père de deux jeunes enfants, apprend par un appel de la gendarmerie que sa femme vient d’avoir un très grave accident, sur une route où elle n’aurait pas dû se trouver.
Commence une enquête sans répit alors que Camille lutte entre la vie et la mort. Puis une quête durant laquelle chacun des rôles qu’il incarne : époux, père, fils et frère devient un combat. Jour après jour, il découvre des secrets de famille qui sont autant d’abîmes sous ses pas.
464 pages - 22.50 euros 

 

Marcus Malte, Le garçon (Zulma)

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
544 pages - 12.99 euros

 

Laurent Mauvignier, Continuer (Minuit)

Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.

240 pages - 11.99 euros 

 

Céline Minard, Le grand jeu (Rivages)

Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d’un massif montagneux, une femme s'isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ? Outre la solitude, elle s’impose un entraînement physique et spirituel intense fait de longues marches, d’activités de survie, de slackline, de musique et de la rédaction d’un journal de bord.
192 pages - 18 euros  

 

Leila Slimani, Chanson douce (Gallimard)

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.

240 pages - 18 euros 

 

Florence Seyvos, La sainte famille (L'Olivier)

Deux enfants, Susanne et Thomas. Une maison aux portes closes. Parmi les adultes qui les entourent, une mère autoritaire, un oncle faible et pervers, et – plus tard – un maître d’école sadique sont les figures d’une inquiétante toute-puissance. Seule Odette, qui est presque une simple d’esprit – ou une sainte? – se préoccupe vraiment d’eux. Et puis il y a Mathilde, la cousine tyrannique qui ment tout le temps et, pourtant, dit la vérité. «Que me manque-t-il? », se demande Suzanne.
176 pages - 17.50 euros 

 

Thierry Vila, Le cri (Grasset)

« Lorsqu’elle pénétra dans son bureau, la première chose que Blache ressentit fut de l’exaspération : une exaspération immédiate, entière, sans autre goût que la pure exaspération. Il n’aimait pas les femmes de pouvoir et pour lui, une femme médecin ne pouvait pas ne pas être une femme de pouvoir. Quelque chose d’elle lui faisait peur et il ne savait pas quoi ; mais il savait aussi que, très probablement, il ne le saurait jamais. »
272 pages - 19 euros -

 

Eric Vuillard, 14 juillet (Actes Sud)

La prise de la Bastille est l’un des évènements les plus célèbres de tous les temps. On nous récite son histoire telle qu’elle fut écrite par les notables, depuis l’Hôtel de ville, du point de vue de ceux qui n’y étaient pas. 14 Juillet raconte l’histoire de ceux qui y étaient. Un livre ardent et épiphanique, où notre fête nationale retrouve sa grandeur tumultueuse.
208 pages - 14.99 euros (epub)  

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