Prix Renaudot 2016, la seconde sélection

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Le jury s'est réuni le 4 octobre pour faire la seconde sélection des romans retenus pour la remise qui sera effectuée le 24 octobre.
Début septembre, 18 romans et 6 essais  faisaient parti de la sélection. Découvrez ci-dessous les 8 romans et 4 essais encore en lice pour le prix Renaudot 2016:

   

Le dernier des nôtres, d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre (Grasset)

« La première chose que je vis d’elle fut sa cheville, délicate, nerveuse, qu’enserrait la bride d’une sandale bleue… » Manhattan, 1969 : un homme rencontre une femme.
Dresde, 1945 : sous un déluge de bombes, une mère agonise en accouchant d'un petit garçon.
496 pages - 22 euros

   

Petit pays, de Gaël Faye   (Grasset)

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais.
143 pages - 18 euros 
 

   

Cannibales, de Régis Jauffret    (Seuil)

Noémie est une artiste peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec Geoffrey, un architecte de près de trente ans son aîné avec qui elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par un courrier d’elle adressé à la mère de cet homme pour s’excuser d’avoir rompu. Un courrier postal plutôt qu’un courrier numérique qu’elle craindrait de voir piraté. Une correspondance se développe.
192 pages - 17 euros 

   

Repose-toi sur moi, Serge Joncour (Flammarion)

Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer.
389 pages - 21 euros 

   

California Girls, de Simon Liberati (Grasset)

« En 1969, j’avais neuf ans. La famille Manson est entrée avec fracas dans mon imaginaire.  J’ai grandi avec l’image de trois filles de 20 ans  défiant les tribunaux américains, une croix sanglante gravée sur le front. Des droguées… voilà ce qu’on disait d’elles, des droguées qui avaient commis des crimes monstrueux sous l’emprise d’un gourou qu’elles prenaient pour Jésus-Christ. Plus tard, j’ai écrit cette histoire le plus simplement possible pour exorciser mes terreurs enfantines et j’ai revécu seconde par seconde le martyr de Sharon Tate. »
  

 

   

Continuer, de Laurent Mauvignier -  (Minuit)

Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu’à aujourd’hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter.
Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu’elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.
240 pages - 11.99 euros (epub)

   

Babylone,  de Yasmina Reza - (Flammarion)

« Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C’est l’image d’eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l’excitation d’être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d’autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l’infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j’entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l’irrémédiable. »
300 pages - 21 euros 

   

Chanson douce, de Leïla Slimani  (Gallimard)

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
240 pages - 18 euros 

   

Laëtitia ou la fin des hommes, de Ivan Jablonka (Seuil)

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
383 pages -  21 euros 

   

Poupe, de François Cérésa (Edition du Rocher)

On connaît le vers de Lamartine : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Le père du narrateur est mort. Il l'appelait Poupe. C'était un sacré bonhomme avec un sacré caractère. Une force de la nature. Un héros de western. Origine italienne. Il aimait, entre autres, les belles carrosseries, la bonne chair et les parties de tennis avec son fils, qui lui offre, dans ce roman, le plus beau des tombeaux : « Mon père si dur. Mon père si doux. Mon père, ce héros si dur au regard si doux. »
276 pages -

 

   

Sans oublier d'être heureux, de Marie-Dominique Lelièvre
(Stock)

Comment être un enfant mal-aimé sans devenir un adulte brisé ? Comment entrer à Polytechnique quand on n’est pas allé en classe avant la 5e ? Comment devenir riche en se ruinant ? Comment financer ses rêves avec des inventions industrielles décoiffantes ? Comment s’y prendre pour faire élire un président de la République ? Comment être jeune à quatre-vingt-dix ans en mangeant des sardines ? Comment lancer des journaux qui deviendront cultes ?

378 pages - 20.50 euros

   

André Malraux et la reine de Saba, de J.C Perrier
(Editions du Cerf)

Une légende vivante part à la découverte d’un mythe englouti. Un aventurier du xxe siècle se met en quête d’une souveraine qui régna trois mille ans plus tôt. Un lauréat du Prix Goncourt accomplit son rêve d’enfance en recherchant dans les sables le fantôme d’une femme couronnée et les vestiges oubliés de sa cité fabuleuse.
Il fallait l’écrivain et voyageur qu’est lui-même Jean-Claude Perrier pour ressusciter l’expédition que mena André Malraux, en 1934, au Yémen, pour retrouver la reine de Saba.
107 pages - 14 euros

 

 

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