Discours sur l'origine de l'univers, d'Etienne Klein

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Discours sur l'origine de l'univers, d'Etienne Klein

Résumé :
De quoi parle la physique quand elle parle "d'origine" ? Qu'est-ce que les théories actuelles sont réellement en mesure de nous révéler ? A bien les examiner, les perspectives que nous offre la cosmologie contemporaine sont plus vertigineuses encore que tout ce que nous avons imaginé : l'univers a-t-il jamais commencé ?


Auteur : Etienne Klein
Nombre de pages : 180
Editeur : Flammarion
Collection : Champs sciences
Date de parution : 7 septembre 2016
Prix : 6€ (poche) - 5.99€ (epub, mobi)

Avis / Critique :
"Nous sommes bien d'accord, monsieur l'astrophysicien : ce qu'il y a après le Big bang c'est pour vous ; et ce qu'il y a avant, c'est pour nous..."
Cette phrase a été prononcée par le pape Jean-Paul II à Stephen Hawkins.
Un Stephen Hawkins qui pensait que peut-être en vertu de la loi de la gravitation, l'univers avait pu se créer de lui-même, à partir de rien, sans aucune intervention divine.
Etienne Klein pense lui, que l'univers n'a pas de point zéro et remet en place certaines idées reçues. Non, le Big bang n'est pas le début de l'univers, cette grosse explosion primordiale, mais le rebond violent qui a suivi la contraction rapide de l'univers.
Dans son livre il repart des premiers fondamentaux, des premières recherches en astrophysique, la découverte que l'univers est mathématique. Ce que les grecs ont, les premiers, démontrés.
La particule de Dieu ? Si le Cern avec le boson de Higgs peut remonter le temps à 10-19, il ne pourra jamais amener à 10-35, à l'instant primordial.
Alors l'univers, quel est t-il ? Un début, une fin ? Un univers sans fin ? Un univers qui s'éteint et revit ? Un univers en boucle ou rien de tout cela ? 
L'instant 0 a-t-il finalement existé ? Il semble que non si l'on en croit la théorie des supercordes et la théorie de la gravitation à boucles quantiques. Et si l'univers n'était alors qu'un multivers composé d'univers bulles qui présenteraient chacun leurs propres lois physiques et "contenant chacun une infinité d'univers", ce qui expliquerait la théorie des cordes ?
Etienne Klein revisite les dernières hypothèses élaborées en donnant son point de vue sur chacune d'entre elles, sans jamais prendre partie, mais en se questionnant tout autant que nous sur le mystère qui entoure l'Univers et son origine.
La lecture est à la portée de tous, même si parfois, un amoncellement de termes scientifiques peut rendre certains passages moins accessibles.
 

 

Extrait :
Chacun aujourd’hui l’a entendu dire : une révolution discrète mais radicale s’est déroulée au cours du XXe siècle. Toutes les disciplines scientifiques ont progressivement pris acte du fait que la plupart des objets qu’elles étudient n’avaient pas toujours été tels qu’elles pouvaient les observer : ils sont les produits d’une histoire et ont eux-mêmes une histoire. Cette Terre pourtant bien solide sous nos pieds n’a pas toujours existé, et la vie n’y a pas toujours été présente. Les étoiles, qui apparaissaient à nos précurseurs aussi stables et pures que les idéalités de la pensée théorique, ne sont pas immuables : elles se forment, évoluent, se transforment, agonisent, disparaissent. Les atomes eux-mêmes n’ont pas toujours été là : l’univers primordial n’en contenait aucun, seules des particules élémentaires gorgées d’énergie s’y agitaient frénétiquement (légers ou lourds, les atomes sont produits par les étoiles à coup de réactions nucléaires plus ou moins violentes).

Aidés par les astrophysiciens, les physiciens des particules et les physiciens nucléaires, les cosmologistes sont récemment parvenus à reconstituer les 13,7 derniers milliards d’années de l’histoire de l’univers. Ils savent de façon certaine que dans sa phase très primordiale celui-ci était beaucoup plus dense et beaucoup plus chaud qu’aujourd’hui et que, depuis, il ne cesse de se dilater, de se diluer, de se refroidir.

Le doute n’est donc plus permis : l’univers n’est pas statique. Il peut même se lire comme un « grand récit ». Cette vérité désormais banale mérite néanmoins qu’on lui rende justice, qu’on la comprenne pour ce qu’elle est, le résultat d’une aventure extraordinaire et tumultueuse dans le champ des idées. Il est arrivé au cours des siècles précédents qu’elle soit évoquée dans des termes voisins de ceux que nous utilisons aujourd’hui, mais c’est au détour des années 1930 qu’elle a brusquement gagné une signification neuve et, surtout, une portée inédite.

Aussi, avant de parler d’une éventuelle origine de l’univers, convient-il de s’accorder sur ce qu’on nomme « l’univers » dans la phrase « l’univers à une histoire ». Pareille mise au point peut sembler inutile, tant le mot ou ce qu’il recouvre est ancien (sans doute aussi ancien que les plus vieilles cosmogonies) et son usage devenu courant. Mais gardons à l’esprit trois choses que nous développerons dans ce chapitre et qui sont essentielles pour la suite.

La première est que la signification du mot univers n’a cessé d’évoluer au cours des âges, au gré des représentations qu’on pouvait s’en faire ou des extrapolations hasardeuses de l’imagination : aujourd’hui, l’univers n’est plus assis sur un empilement de tortues ou de baleines, il ne se réduit pas au système solaire, il n’est pas non plus le « monde », ni le cosmos des Anciens, ni la vague enveloppe contenant tout ce qui est. L’« idée d’univers », au sens scientifique du terme, est d’invention tout à fait tardive et ne recouvre guère les anciennes dénominations. On la doit à Galilée, qu’on peut considérer comme le « père » de la physique moderne (après que de nombreux pionniers lui eurent ouvert la voie) : l’univers est constitué par une seule sorte de matière et régi par des lois « universelles », invariables, et exprimées en langage mathématique, qui sont les mêmes partout et à tout instant. En d’autres termes, l’idée moderne d’univers a indissolublement partie liée avec les concepts d’unité et de loi. Tous les mondes ne sont donc pas des univers. Le tri est même assez sévère : par exemple, un monde où la structure des atomes ne serait pas la même en tel endroit qu’en tel autre ne mériterait pas le titre d’univers, pas plus qu’un autre dans lequel les corps pourraient chuter (ou ne pas chuter) comme bon leur semble, sans obéir à une loi digne de ce nom. En revanche, L’Univers du Bonbon, magasin de Chamonix où m’entraînent mes fils, n’usurpe pas tout à fait son appellation : on n’y trouve en effet que des bonbons (unité ontologique) dont le coût est en exacte proportion de leur poids, donc indépendant de leur forme, de leur couleur ou de leur saveur (loi universelle).

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