Les 101 meilleures séries

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Les 101 meilleures séries

Résumé : Au cours des vingt dernières années, les séries télévisées ont acquis leurs lettres de noblesse. Conçues à l’origine pour attirer des annonceurs et fidéliser les téléspectateurs, elles se sont peu à peu émancipées. Des productions comme Six Feet Under, Les Soprano, Sur écoute ou Mad Men font même jeu égal avec les meilleures productions cinématographiques.
Après un remarquable Dictionnaire des séries télévisées en 2011, le premier du genre, Nils C. Ahl et Benjamin Fau se sont attelés à une tâche fort délicate : sélectionner – et classer ! – leurs 101 meilleures séries, celles qu’il FAUT avoir vu, les incontournables.


Auteurs : Nils C. Ahl et Benjamin Fau
Nombre de pages : 293 pages
Editeur : Philippe Rey
Collection : Document
Date de parution : 4 octobre 2012
Prix : 20€ (broché) - 14.99€ (epub, mobi)

Avis / Critique :

Il y a des séries télévisées qui marquent leur temps et d'autres que l'ont peut regarder sans en garder un souvenir impérissable. Il y a des séries qu'il faut avoir vues et celles dont on peut se passer. Nils C. Ahl réunit dans son dictionnaire les 101 séries nécessaires à tous sérivores. Pour chacune d'entre elles, il en dresse le portrait scénaristique, voire de production, la projette dans son contexte historique de l'époque, en signale ce qui a son sens vaut son statut de série culte et en tire quelques anecdotes. 
Fort de sa sélection qui s'est portée sur plus de 3000 séries, il nous en livre donc quelques-unes que l'ont validera ou non, mais qui ont en partie, et dans leur grande majorité, marquée les générations.
A vous de faire votre choix, à vous de découvrir celles qui vous manquent et sur lesquelles vous n'avez pas encore porté votre intérêt.
Rédigé en 2012, il manquera les dernières en date dont Westworld, mais vous y trouverez Games of Thrones, Downton Abbey, Breaking Bad et d'autres plus confidentielles, souvent anglaise du reste, mais tout aussi culte comme Black Books, par exemple et même quelques françaises.

Extrait :

L'hôpital et ses fantômes
          Putain de danois...
        Construit sur un terrain marécageux, l’Hôpital royal de Copenhague est le plus moderne et le plus grand du pays. Seules la raison et la science règnent dans ses couloirs. Pourtant, quand Stig Helmer, un médecin suédois, autoritaire et névrosé, vient prendre la direction du département de neurochirurgie, d’étranges phénomènes ont déjà commencé à se produire. Helmer met tout cela sur le compte du Danemark, « pays de craie et d’eau », peuplé de Danois « non seulement ridicules mais tout à fait cons ». Ce n’est certainement pas l’avis de Mme Drusse, vieille dame hypocondriaque et spirite qui décide de se faire admettre une vingt-sixième fois pour retrouver le fantôme de la petite fille qu’elle a entendue pleurer dans l’ascenseur.

Parodiant les séries hospitalières autant que fantastiques, L’Hôpital et ses fantômes joue sur une galerie de personnages et d’événements inattendus pour progressivement déstabiliser le spectateur. Pour l’interne Krogshøj (Søren Pilmark), personnage raisonnable auquel s’identifie le plus facilement le spectateur, rien n’est vraiment grave tant qu’on lui permet de continuer à vivre dans les sous-sols de l’hôpital et de faire sa petite contrebande idéaliste de matériel médical. De même pour Rigmor (Ghita Nørby), amoureuse transie de Helmer, ouverte à toutes les médecines alternatives, mais que le bonheur de travailler près de son « Grand Homme » protège dans un premier temps de toute inquiétude. Or les uns et les autres, comme l’ensemble du personnel et des patients, sont bien contraints de constater finalement que des forces sont à l’œuvre – qui n’ont rien de rationnel. Une partie de l’étrangeté de l’intrigue vient des commentaires et des réflexions d’un couple de trisomiques affectés à la vaisselle. Plus clairvoyants que d’autres, ils savent dire les raisons qui poussent ces forces surnaturelles à se manifester. À la manière d’un chœur antique.

Une première fois diffusée en onze épisodes de 55 minutes, la série a été remontée par Lars von Trier en huit épisodes de 70 minutes. En Angleterre et aux États-Unis, la première diffusion fut celle d’une version cinématographique de 5 heures – en salles. Dès 1994, L’Hôpital et ses fantômes est un succès. L’Europe s’arrache la première saison tandis que Stephen King en rachète les droits aux États-Unis pour créer sa propre série, Stephen King’s Kingdom Hospital. Par son humour noir, sa langueur inquiétante et ses mystères jamais vraiment résolus, la série rappelle à maints égards le Twin Peaks de David LynchDR1 commandera une deuxième saison à Lars von Trier, diffusée en 1997. Une troisième et dernière saison est prévue. Mais la mort d’Ernst-Hugo Järegård en 1998 est la première d’une série de cinq qui décime l’équipe de comédiens en quelques années. Écrite mais jamais tournée, la troisième saison semble définitivement enterrée – quoique Stephen King en ait racheté les droits pour l’Amérique du Nord. À moins d’un miracle, les admirateurs de la série ne sauront jamais le fin mot de l’intrigue, et ce n’est certainement pas plus mal.

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