Le dico des politiques, de Jean-Louis Beaucarnot

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Le dico des politiques, de Jean-Louis Beaucarnot

Résumé : L’arbre généalogique de nos politiques réserve des surprises : VGE descendant de Louis XV, DSK d’un bagnard, NKM des Borgia,  Ségolène Royal cousine de Claude Allègre et de DSK…
Sarkozy et Gollnisch ; Cohn-Bendit et Bruno Mégret ; Besancenot et Pasqua : de bords opposés et pourtant… nés le même jour !


Auteur : Jean-Louis Beaucarnot
Nombre de pages : 350
Edition : L'Archipel
Collection : Politique, idée, société
Date de parution : 2 novembre 2016
Prix : 22€ (broché) - 14.99€ (epub, mobi)

Avis / résumé : Jean-Louis Beaucarnot, généalogiste,  met son précédent opus "Le tout politique" à jour, avec de nouveaux venus, dont Emmanuel Macron et Christiane Taubira, entre autres. Chacun de nos politiques a sa petite fiche familiale plus ou moins renseignée suivant ce qu'à pu grainer ci et là, l'auteur. Les cousinages pleuvent entre nos politiques surtout du côté de François Hollande, champion en série des ancêtres qui se rattachent à nombre de branches. Quelques anecdotes sur les goûts des protagonistes, un peu d'histoire familiale sur leurs ancêtres, permettent à ce livre de passer un agréable moment et de vous découvrir, vous aussi pourquoi pas, un ancêtre en commun avec l'un ou l'autre.

Bien sûr, plus l'on remonte loin, plus vous aurez de chance de cousiner, mais de là à vous trouver un ancêtre commun comme Myriam El Khomri, Benoit Hamon, Jean-Jacques Urvoas, cousins et cousine, grâce à une famille de Plouarzel, dans le Finistère... il y aura un pas étonnant de l'histoire qui n'attend que vous pour le franchir. Vous aurez peut-être plus de chance en Bourgogne, avec François Hollande et Bernadette Chirac si vous descendez d'une certaine Valentine de Piles...etc. 

Quelques renseignements sur leur parcours, un peu d'anthroponymie, les résultats aux élections présidentielles de chacun au cours de sa carrière politique, de l'astrologie, viennent clôturer la marche de cette montée au palais de l'Elysée et de Matignon.

Extrait :

Henri Guaino

Fils d’une mère célibataire de vingt ans, Henri Guaino se reconnaît en Albert Camus qui cachait sa mère, domestique. De la sienne, qui était femme de ménage, il a eu honte, « puis honte d’avoir eu honte ». « Je me suis senti coupable de demander à ma mère qui était mon père, elle a fini par mourir sans que je le lui demande… », car cette femme parfois « trop rigide » et dont il évoque le « devoir d’orgueil » a disparu lorsqu’il avait vingt-trois ans.

De son père, il n’a donc pas cessé de ressentir l’absence, de façon cruelle et obsédante, disant que « celui qui n’a pas été privé de père, qui a eu au moins le temps de connaître le sien, ne peut pas imaginer l’immensité de ce vide, de 

cette absence, jusqu’à la fin de sa vie ».

Son patronyme, Guaino, n’est que celui du mari de sa mère. Un infirmier que cette dernière avait épousé alors que le gamin avait neuf ans, mais dont elle avait divorcé trois ans plus tard et qui s’était rapidement remarié. Pied-noir, il était issu d’une famille de souche espagnole, dont le grand-père, Patricio Guaino-Aguado, humble journalier débarqué à Oran, s’était fixé à Saint-Denis-du-Sig. Rapatrié avec sa famille à Arles en 1960, il y avait connu Claude Sirven et l’avait épousée, en reconnaissant le gamin, qui avait dès lors porté son nom, sans que ce nom puisse jamais combler « ce manque de sédimentation paternelle qui lui fait emprunter des chemins courbés et l’entraîne à se lancer dans des combats perdus d’avance, où il n’a que des coups à prendre ».

Alors que les Guaino ont leurs racines en Andalousie, dans la région d’Alicante, les Sirven, la seule et vraie famille de l’homme politique, sont issus de solides souches traditionnelles.

Les grands-parents, Auguste et Henriette, s’étaient établis comme cultivateurs dans un faubourg d’Arles. Lui, natif des environs de Béziers (Cazouls, Cazedarnes…), où ses ancêtres étaient bergers, tisserands, potiers et plâtriers, avec un arrière-grand-père d’Andorre, arrivé comme « homme de peine » et devenu entrepreneur. Elle, native du Tarn, avait des ancêtres tout aussi modestes (briquetiers, charpentiers, jardiniers, cordonniers… et une majorité de ménagers et de « travailleurs de terre »). Hormis la branche d’une arrière-grand-mère, originaire du Lauragais et de la montagne Noire, dans laquelle on trouve des ancêtres notaires, marchands, militaires…, alliés aux anciennes familles notables du secteur, pour quelques-unes huguenotes et pour d’autres porteuses de noms à particule. On découvrira ainsi que le rédacteur des discours présidentiels descend par les femmes des anciens comtes de Toulouse,  et par eux du roi Louis VI le Gros, tout en notant également un lointain aïeul arrivé au XVIIe siècle de Thiérache : un Chti sur les bords du canal du Midi ! Terminons en signalant que cette arrière-grand-mère étant née à Dourgne, le berceau des Jaurès, Henri Guaino compte parmi ses ancêtres du XVIIe siècle une certaine  Guyonne Jaurès, par laquelle il cousine avec celui qu’il admire tant. Car, élevé par deux femmes, sa mère et sa grand-mère, la première célibataire et la seconde veuve, il sera parallèlement formaté et pétri par l’école de la République, dont il a repris et défend les valeurs.

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