Bouvard et Pécuchet, de Gustave Flaubert

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Bouvard et Pécuchet, de Gustave Flaubert

Résumé : Par une chaude journée d'été, à Paris, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent et font connaissance. Ils découvrent que, non seulement ils exercent le même métier (copistes), mais en plus ils ont les mêmes centres d'intérêts. S'ils le pouvaient, ils aimeraient vivre à la campagne. Un héritage fort opportun va leur permettre de changer de vie. Ils reprennent une ferme dans le Calvados, non loin de Caen, et se lancent dans l'agriculture. Leur incapacité à comprendre va n'engendrer que des désastres. De la même manière, ils vont s'intéresser à la médecine, à la chimie, la géologie, la politique avec les mêmes résultats.


Auteur : Gustave Flaubert
Nombre de pages : 398
Date de parution : 1881
domaine public
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Avis / Critique :

Publié après la mort de l’auteur, en 1881, le livre est inachevé. Pourtant, c’est une somme, quasiment une encyclopédie. A lui tout seul il doit bien contenir l'ensemble du savoir contemporain des protagonistes. Tout y passe : agriculture, chimie, médecine, ésotérisme, histoire, géographie, littérature, éducation… Pas un domaine du savoir humain qui n’a pas été exploré par les deux compères. Et à chaque fois qu’ils s’essaient à une nouvelle discipline, ils lisent tout, essayent tout, en général échouent et passent à autre chose.

Il parait que Flaubert s’est énormément documenté pour écrire ce roman. Ça se voit : il cite un nombre impressionnant de livres et met en évidence toutes les contradictions et les controverses qu’ils renferment.

Le but, ici, est de se moquer des deux compères et, à travers eux, railler la vacuité et la vanité de la bonne bourgeoisie de son temps. Le tout est raconté sans fioritures, dans un style minimaliste, et avec un ton pince sans rire qui arrache souvent le sourire.

La limite du livre, c’est qu’il utilise abondamment des termes techniques de l’époque dont on ignore le sens de nos jours. Il est donc assez fréquent que l’on passe à côté d’un trait d’humour, voire que l’on ne comprenne pas ce qui se passe. Pas évident, d’autant plus que la force du style est aussi sa faiblesse : il évite toute fioriture qui aurait pu nous aider à comprendre.

Et puis toute cette accumulation de savoir menée tambour battant est parfois un peu fatigante : l’action file à toute allure.

Même si il en a écrit l’essentiel, Flaubert n’a pas eu le temps de finir ce livre, on se contentera donc de ses notes pour connaitre la fin de l’histoire. Dommage car une des scènes finales où tous les protagonistes du livre se retrouvent pour critiquer les héros aurait pu être franchement drôle.

Ce grand classique reste donc un témoignage intéressant sur le savoir de l’époque et une démonstration du savoir-faire de son auteur, mais sa lecture est tout de même un peu frustrante.

Critique faite par Evil.g

Extrait :

Six mois plus tard, ils étaient devenus des archéologues ; – et leur maison ressemblait à un musée.
    Une vieille poutre de bois se dressait dans le vestibule. Les spécimens de géologie encombraient l’escalier ; – et une chaîne énorme s’étendait par terre tout le long du corridor.
     Ils avaient décroché la porte entre les deux chambres où ils ne couchaient pas et condamné l’entrée extérieure de la seconde, pour ne faire de ces deux pièces qu’un même appartement.
      Quand on avait franchi le seuil, on se heurtait à une auge de pierre (un sarcophage gallo-romain) puis, les yeux étaient frappés par de la quincaillerie.
     Contre le mur en face, une bassinoire dominait deux chenets et une plaque de foyer, qui représentait un moine caressant une bergère. Sur des planchettes tout autour, on voyait des flambeaux, des serrures, des boulons, des écrous. Le sol disparaissait sous des tessons de tuiles rouges. Une table au milieu exhibait les curiosités les plus rares : la carcasse d’un bonnet de Cauchoise, deux urnes d’argile, des médailles, une fiole de verre opalin. Un fauteuil en tapisserie avait sur son dossier un triangle de guipure. Un morceau de cotte de mailles ornait la cloison à droite ; et en dessous, des pointes maintenaient horizontalement une hallebarde, pièce unique.

La seconde chambre, où l’on descendait par deux marches, renfermait les anciens livres apportés de Paris, et ceux qu’en arrivant ils avaient découverts dans une armoire. Les vantaux en étaient retirés. Ils l’appelaient la bibliothèque.
      L’arbre généalogique de la famille Croixmare occupait seul tout le revers de la porte. Sur le lambris en retour, la figure au pastel d’une dame en costume Louis XV faisait pendant au portrait du père Bouvard. Le chambranle de la glace avait pour décoration un sombrero de feutre noir, et une monstrueuse galoche, pleine de feuilles, les restes d’un nid.
    Deux noix de coco (appartenant à Pécuchet depuis sa jeunesse) flanquaient sur la cheminée un tonneau de faïence, que chevauchait un paysan. Auprès, dans une corbeille de paille, il y avait un décime, rendu par un canard.
     Devant la bibliothèque, se carrait une commode en coquillages, avec des ornements de peluche. Son couvercle supportait un chat tenant une souris dans sa gueule – pétrification de Saint-Allyre – , une boîte à ouvrage en coquilles mêmement ; et sur cette boîte, une carafe d’eau-de-vie contenait une poire de bon-chrétien.

Mais le plus beau, c’était dans l’embrasure de la fenêtre, une statue de saint Pierre ! Sa main droite couverte d’un gant serrait la clef du Paradis, de couleur vert pomme. Sa chasuble que des fleurs de lis agrémentaient était bleu ciel, et sa tiare très jaune, pointue comme une pagode. Il avait les joues fardées, de gros yeux ronds, la bouche béante, le nez de travers et en trompette. Au-dessus pendait un baldaquin fait d’un vieux tapis où l’on distinguait deux amours dans un cercle de roses – et à ses pieds comme une colonne se levait un pot à beurre, portant ces mots en lettres blanches sur fond chocolat : « Exécuté devant S. A. R. Monseigneur le duc d’Angoulême, à Noron, le 3 d’octobre 1817. »

 

Extrait

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Publié dans Roman, Classique

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