Quand sort la recluse, de Fred Vargas

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Quand sort la recluse, de Fred Vargas

Résumé : « - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »


Auteur : Fred Vargas
Nombre de pages : 496
Edition : Flammarion
Collection : Policier
Date de parution : 6 mai 2017
Prix : 21€ (broché) - 14.99€ (epub)

Avis / Critique : Une nouvelle enquête s'offre au Commissaire Adamsberg suite à la mort par empoisonnement de trois vieux messieurs. La recluse, une araignée dont la morsure provoque une nécrose des tissus mais pas la mort, a pourtant tué à trois reprises. L'esprit aiguisé du commissaire et sa légendaire intuition ne lui épargneront pas les égarements et les fausses pistes. Mais s'agit il vraiment de l'araignée? La recluse n'est elle pas plutôt cette femme du moyen-âge qui s'isolait tel l'ermite pour vivre sa foi, coupée du monde, dans un minuscule réduit froid et humide, nourrie par l'aumône des villageois, et attendant la mort?...
Le suspens est garanti dans une histoire ancienne qui s'enchevêtre avec d'autres et qui révèle le personnage attachant d'Irène, l'amour naissant de Veyrenc et les souvenirs torturés d'Adamsberg.
Un super roman policier parfaitement documenté grâce au talent de Fred Vargas et à ses connaissance d'archeo-zoologue.

Critique faite par Sissîle
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Extrait :

Il était tard quand Adamsberg revint à la Brigade, qui ne sentait plus que modérément la marée. Les fenêtres restaient grandes ouvertes, avec cette multitude d'objets hétéroclites toujours posés sur les bureaux pour protéger les documents des assauts des courants d'air. Odeur rémanente à laquelle s'ajoutait un parfum de rose ou de lilas pulsé par le lieutenant Froissy – qui d'autre ? –, mue par son impérieux besoin de veiller au bien-être de ses collègues. Le résultat de ce mélange était assez nauséeux, et Adamsberg y préférait la nette odeur de port.

— C'est Froissy, lui dit Veyrenc en s'approchant.

— Je m'en doute.

— On ne peut rien dire, elle le fait pour notre bien. Elle a vidé deux bombes entières, personne n'a osé la décourager dans son œuvre. Mais comme en toute chose, rien ne sert de déposer un voile sur la puanteur.

— On pourrait apporter une nouvelle murène pour étouffer la rose et le lilas. Ou cela, tiens.

Adamsberg sortit de sa poche la petite boîte en plastique.

— C'est une recluse, et c'est un cadeau. Admire. J'avoue que jusqu'ici, personne ne m'avait jamais offert une araignée morte. Seulement, ça ne sent rien. Contrairement au blaps.

— Tu parles du blaps puant ?

— Lui-même. Le blaps annonce-mort.

— Et qui a eu la délicatesse de t'offrir une araignée morte ?

— Une petite femme que j'ai rencontrée au Muséum. Elle avait fait le voyage depuis Nîmes pour apporter ça au spécialiste des araignées.

— L'arachnologue.

— Oui. Comme elle n'a pas aimé le gars, elle a choisi de me donner sa recluse. C'est une offrande, un honneur, Louis. Comme Rögnvar qui a sculpté Retancourt sur une rame en bois.

— Il a fait cela ?

— Parfaitement. Tu as fini ton rapport ?

— Il est déjà dans les mains de Mordent.

— Il faut que je t'en parle, de ce que m'a dit cette femme. Mais à l'écart. Retrouve-moi dans mon bureau, avec discrétion. Comment va Danglard ?

— Je crois que la passion du papier et l'élaboration du « Livre » ont dissous sa contrariété.

Adamsberg déposa l'araignée sur sa table déjà encombrée. Il ouvrit la boîte, sortit une loupe volée à Froissy, et examina le dos de la bête. Comment appelaient-ils cela, ces arachnologues ? Il feuilleta son carnet, il avait noté ce nom quelque part. Le céphalothorax. Très bien. Autant appeler cela le dos. Et il eut beau scruter ce dos, le dessin du violon ne lui

paraissait pas évident. Il entendit des pas et referma vivement le couvercle. Non qu'il craignît les agents de sa Brigade, mais il ne tenait pas à tourmenter Danglard.

C'était Voisenet, qui repéra aussitôt la boîte et se pencha dessus.

— Une recluse, dit-il. Comment l'avez-vous eue ? demanda-t-il avec envie. C'est rare.

— On me l'a offerte.

— Mais qui ? Comment ?

— Au Muséum.

— Vous ne lâchez pas prise, commissaire ?

— Justement si. Pas de multiplication des araignées, et pas de mutation. C'est plié de ce côté.

— Mais trois morts, tout de même.

— Je croyais que vous n'en étiez plus, lieutenant. Vous avez répété que c'étaient des vieux.

— Je sais. Il n'empêche que la recluse n'a jamais tué en France. Pas de mutation, vous en êtes certain ?

— Oui.

— D'accord. Ce n'est pas notre boulot, de toute façon.

Adamsberg sentait son lieutenant osciller entre logique et tentation.

— Je venais vous voir pour le rapport.

Voisenet tapota son ventre rond, un tic malheureux chez lui et qui trahissait embarras ou satisfaction, si bien qu'il y avait recours assez souvent.

— Pour cet interrogatoire avec Carvin, comment dire, est-ce qu'il serait possible de ne pas consigner les passages où il 

s'est foutu de ma gueule, avec ses « aperceptions » et ses citations ?

— Qu'est-ce qui vous prend, Voisenet ? Vous voulez aussi qu'on découpe la bande vidéo et qu'on la recolle avec du scotch ?

— Ces passages ne sont pas nécessaires à l'enquête.

— Ils sont nécessaires à la mise en valeur du caractère de Carvin. Depuis quand vous vient l'idée de falsifier les comptes rendus d'enquêtes ?

— Depuis cette « aperception ». Ça ne passe pas.

— Et moi, que devrais-je faire avec un arachnologue et un céphalothorax, voulez-vous me le dire ? Ravalez votre aperception, assumez-la, et digérez-la.

— Mais le céphalothorax, il n'est pas dans un rapport.

— Qui sait, Voisenet ?

Adamsberg eut Veyrenc en ligne et Voisenet quitta la pièce, massant son ventre.

— J'ai entendu Voisenet dans ton bureau, dit Veyrenc, j'ai passé mon chemin. Mieux vaut qu'on se retrouve ailleurs.

— Où ?

— On pourrait retourner à La Garbure. Danglard nous a gâché le plaisir hier.

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Angelilie 05/06/2017 15:38

toujours un plaisir de flâner sur vos pages. au plaisir de revenir. N"hésitez pas à visiter mon blog. lien sur pseudo. à bientôt.