Conspiration, de Giacometti et Ravenne

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Conspiration, de Giacometti et Ravenne

Résumé : De la France aux États-Unis, Marcas, mis sur la touche par sa hiérarchie, va devoir retrouver un secret qui hante l'histoire de France et dont la possession peut détruire les démocraties occidentales. Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l'inspecteur Ferragus présent dans les Illuminati est entraîné dans une implacable course contre la montre pour démasquer le groupe occulte qui veut s'emparer du même secret. Au coeur de ce secret, le pouvoir absolu.

Auteur : Eric Giacometti et Jacques Ravenne
Nombre de pages : 530
Edition : JC Lattès
Collection : Thrillers
Date de parution : 24 mai 2017
Prix : 21.90€ (Broché) - 15.99€ (epub, mobi)
ISBN : 978-2709656078

 

Avis / Critique :

Une nouvelle aventure du commissaire Marcas, cela se savoure, cela se délecte avec un bon verre de vin ou d'eau pétillante, et une nouvelle fois le pari est gagné pour Eric Giacometti et Jacques Ravenne.

Cette fois-ci, notre commissaire préféré est aux prises avec une entreprise dirigée par des Skull and Bones (confrérie américaine de Yale) qui élimine ses adversaires et teste une nouvelle application technologique sur des cobayes qui pour la plupart meurt à l'instar des trente Parisiens qui se jettent de leur immeuble, pris d'un fou rire.
Après une mauvaise péripétie qui amène Marcas au bord du gouffre et prêt de se voir débarquer par sa hiérarchie, le frère obèse lui propose une nouvelle affaire qui pourrait effacer son ardoise. Ni une ni deux, Marcas accepte.
Parallèlement, nous remontons le temps en suivant Annibal Ferragus, franc-maçon et policier lui aussi (on pourrait presque se dire qu'il pourrait être l'ancêtre de Marcas à ce tarif). Nous sommes en 1793. Une femme mystérieuse faisant partie d'une organisation tout aussi mystérieuse cherche à sauver un prêtre qui détient le secret que les rois se transmettent de génération en génération. Seul Louis XVI manque à l'appel (ce qui lui vaudra de passer sous le couperet de la guillotine - vous comprendrez en lisant le livre). Ferragus se retrouve obligé de travailler pour Danton qui veut lui aussi mettre la main sur ce secret. S'ensuit une course poursuite sous couvert de code à déchiffrer et de révolution qui coupe les têtes plus vite que son ombre.
De son côté, Marcas mène son enquête et tente de sauver sa peau entre deux trahisons et contrat mis sur sa tête par les Skull and Bones. Ce qui va le conduire aux Etats-Unis dans l'antre même de cette société de Yale où nous nous rendrons compte que l'aventure de 1793 explique celle qui se déroule de nos jours. 

Tout au long du livre le lecteur navigue donc d'une époque à une autre, d'un héros à un autre. Il y a de l'action, du mystère, des sociétés secrètes, un peu d'histoire. Bref, de quoi ne pas s'ennuyer. Et on ne s’ennuie pas du début à la fin jusqu'aux derniers chapitres (peut-être un peu moins aboutis que le reste cependant) qui nous laissent sur un cliffhanger que l'on espère sera repris pour une prochaine aventure du commissaire Marcas.

Un roman passionnant dont on attend la suite ou le prochain déjà avec impatience.
 

A lire aussi des mêmes auteurs : L'empire du Graal - Le règne des Illuminati - Le temple noir - In Nomine - Conjuration Casanova -

Extrait :

Paris
De nos jours

Les visages des trente victimes l’avaient accompagné tout au long de la lecture du rapport.

Trente êtres humains, sans lien particulier, à part celui d’habiter le même immeuble, trente destins fracassés sur un trottoir. Des gens ordinaires, sans histoire, sans casier judiciaire, sans aspérité. Aucun ne pratiquait un métier sensible, à part un ingénieur qui travaillait dans l’aéronautique, et encore, sur un domaine non stratégique. Personne n’avait milité dans un quelconque parti politique, la moitié présentait des profils Facebook ennuyeux au possible. Rien qui justifiait qu’on puisse les assassiner. Il s’était attardé par curiosité sur le dossier de la belle-famille de son adjoint d’Avignon, puis sur celui de l’universitaire belge dont il avait vu le corps à la morgue. Sur la photo, la jeune femme blonde avait un sourire espiègle qui contrastait avec le souvenir de son rictus post mortem.

Antoine arriva au quatrième et se dirigea vers l’appartement du patron du restaurant. Avant d’ouvrir la porte, il eut un moment d’hésitation, puis alluma sa tablette. Il voulait voir les visages des précédents occupants. Une politesse posthume, pour ne pas entrer dans leur appartement par effraction.

Les visages des morts apparurent.

M. et Mme Balian et leurs deux enfants, Louise et César. Un couple de quadras au visage intelligent entourant deux enfants espiègles d’une dizaine d’années. Une photo d’anniversaire de la petite fille, toute la famille joyeuse, réunie devant un gros gâteau au chocolat. Un instant de bonheur facebook figé sur le mur du père une semaine avant l’immolation.

Il ouvrit la porte. Tout était vide à l’intérieur. Ni meubles, ni tableaux. Rien qu’un immense parquet ciré et des murs trop blancs éclairés par la lumière pâle du jour. Un appartement nettoyé jusque dans les moindres recoins comme si on avait voulu effacer toute trace de la présence des Balian.

Antoine marcha vers la fenêtre qui donnait sur un balcon étroit surplombant l’auvent du restaurant.

Il tenta d’imaginer les derniers instants.

Les yeux clos, il se concentra.

Tout commence vingt mètres plus bas. Au sous-sol, les bonbonnes lâchent leur saloperie, le protoxyde d’azote s’échappe dans un sifflement et grimpe dans les conduites.

La famille regarde la télé, une série probablement. Le gaz meurtrier s’infiltre dans l’appartement. Tueur silencieux et sans odeur. Les enfants toussent, les parents ont la tête qui tourne. Ils sont insouciants. Et puis les éclats de rire se transforment en crises aiguës. Ils ouvrent les fenêtres. Et sautent.

Si le gaz est coupable…

Il passa rapidement dans le couloir pour s’accroupir devant un coffrage cimenté et niché à côté de la porte de la salle de bains. La peinture était fraîche. Le propriétaire avait pris soin d’effacer l’emplacement de la gaine technique qui avait laissé s’écouler le protoxyde. Antoine se releva et revint dans le hall d’entrée.

La visite ne servait à rien.

Quand il referma la porte sur le silence de l’appartement, un frisson parcourut sa nuque. C’était comme si la famille Balian attendait de l’autre côté et l’observait à travers la porte en bois vert.

Des fantômes qui exigeaient justice.

Il pressa le pas pour reprendre l’ascenseur. Son imagination galopait un peu trop. Entre la morgue et l’immeuble, il passait beaucoup de temps en compagnie des morts ces derniers jours.

Il consulta sa montre, le temps filait. Il fallait encore qu’il jette un œil à la cave où étaient stockées les bonbonnes de gaz.

Tu t’attends à quoi ? À découvrir un indice qui aurait échappé à une armée de collègues bien plus entraînés que toi dans ce genre d'affaires ? 

La cabine d’ascenseur était encore à l’étage. Il voulut ouvrir la porte vitrée, mais elle restait bloquée. Comme si une main invisible voulait l’empêcher de quitter les lieux. D’agacement, il assena plusieurs coups sur le tableau. En vain. Même pas capable d’ouvrir une simple porte d’ascenseur.

Il sentit le doute s’insinuer dans son esprit. Qu’est-ce qu’il fabriquait dans cet immeuble ? Il n’était même pas en mission officielle et n’avait aucune compétence pour ce genre d’enquête criminelle. Pas de symbole ésotérique à décoder, pas de secret perdu à découvrir, juste comprendre pourquoi et comment trente malheureux s’étaient jetés de leur fenêtre.

Pour une raison totalement inconnue que lui Marcas allait résoudre en se pressurant les neurones…

Quelle sinistre blague ! Après avoir foiré l’opération d’Avignon, il allait se ridiculiser en jouant son épisode parisien des Experts, en version solitaire.

Le frère obèse avait surestimé ses talents d’enquêteur. Le découragement s’abattit sur ses épaules comme un manteau de glace, lourd et humide.

Il descendit, à pas lents, l’escalier qui longeait l’ascenseur récalcitrant en se maudissant d’avoir accepté l’offre de son frère.

On arrête les conneries, un coup d’œil à la cave et je me barre…

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Publié dans Thriller, Aventures

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Angeline 02/09/2017 16:03

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Angelilie 01/09/2017 02:16

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