Le président a disparu, de James Patterson

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

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Résumé : Les trois jour qui ébranlèrent les États-Unis. Il y a des secrets que seul un président peut connaître, il y a des décisions que seul un président peut prendre, et parfois il doit envisager l'impensable... Le thriller visionnaire que seul un président pouvait écrire.

Auteurs : James Patterson, Bill Clinton
Nombre de pages : 400
Éditeur : JC Lattès
Collection : Thrillers
Date de parution : 6 juin 2018
Prix : 23€ (Broché) - 15.90€ (epub, mobi)
ISBN : 978-2709662390

 

Avis / Critique :

Le président doit comparaître devant la Chambre des représentants pour s'expliquer afin d'éviter une future mesure d'impeachment (désistement), car il est soupçonné de s'être entendu avec le chef d'un groupe terroristes. Une femme vient s'entretenir avec lui et lui annonce que le Dark Ages va advenir. En effet, un puissant virus informatique est sur le point d'être déclenché sous 12 heures et de mettre l'économie des Etats-Unis à terre. 
Commence alors une course effrénée pour tenter de trouver et détruire ce virus, le tout au milieu d'intrigues de palais. 

Fort des indications fournis par Bill Clinton qui connaît la Maison Blanche et ses institutions comme sa poche pour avoir été le Président des Etats-Unis deux fois et avoir également failli voir un Impeachment promulgué contre lui, James Patterson signe là un thriller efficace
La CIA se mêle au FBI, les Etats-Unis s'unissent aux Russes, pour tenter de trouver qui se cache derrière ce virus informatique qui, s'il parvient à déstabiliser les Etats-Unis, déstabilisera aussi les autres pays. 
Sans être d'une facture extraordinaire, ce thriller se lit vite et bien et s'avère plutôt plaisant. Le lecteur aura peut-être un peu de mal à tout prendre comme argent comptant, mais si vous vous laissez embarquer, vous devriez passer un moment de lecture agréable.
 
On peut finalement dire que  "Le Président a disparu" est un bon thriller à lire sur la plage cet été. 
 

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Extrait :

1.

— La séance de la Commission d’enquête est ouverte…
Les requins rôdent, attirés par l’odeur du sang. Treize, pour être exact. Huit du parti de l’opposition et cinq de mon propre camp. Une attaque à laquelle je me suis préparé avec mes avocats et mes conseillers. Mais j’ai appris une chose à mes dépens : même parfaitement entraîné, peu de stratégies de défense résistent à ce genre de prédateurs. Et, à un moment donné, on n’a plus le choix : il faut se jeter à l’eau.

Ne faites pas ça, m’a supplié hier soir ma chef de cabinet, Carolyn Brock, pour la centième fois. Ne vous approchez pas de cette Commission d’enquête. Vous avez tout à perdre. Et rien à gagner.
Vous ne pouvez pas répondre à leurs questions, monsieur.
Ce serait la fin de votre présidence.
Je scrute les treize visages face à moi. Treize membres de l’Inquisition moderne assis côte à côte autour d’une longue table. Au milieu, l’homme aux cheveux gris, derrière la plaque M. RHODES, s’éclaircit la gorge.

Lester Rhodes, le président de la Chambre des représentants, ne participe jamais aux auditions. Pourtant, il a fait une exception pour cette Commission d’enquête spéciale, dont il a lui-même choisi les membres parmi ses partisans au Congrès. L’objectif premier de ces hommes est de me détruire, tant sur le plan politique que personnel. La barbarie de la course au pouvoir est vieille comme le monde, mais certains de mes adversaires me haïssent vraiment. M’écarter de la présidence ne leur suffit pas. Ils ne seront satisfaits que lorsque j’aurai été emprisonné, écartelé et rayé des livres d’Histoire. Bon sang, s’ils le pouvaient, ces types seraient capables de brûler ma maison en Caroline du Nord et de cracher sur la tombe de ma femme.
Je déroule le fil du micro. Je ne veux pas avoir à me pencher pour parler aux membres de la Commission, assis bien droits sur leurs sièges en cuir, tels des souverains sur leurs trônes. Cette posture me ferait paraître soumis – un message subliminal indiquant que je suis à leur merci.

Je suis seul à mon pupitre. Pas de conseillers, pas d’avocats, pas de notes.
Le peuple américain ne me verra pas discuter à voix basse avec mon avocat, la main sur mon micro, avant de répondre : « Je n’ai aucun souvenir de cet événement. » Pas question de me cacher. Je ne devrais pas me trouver ici.Je n’ai aucune envie de subir un interrogatoire, pourtant me voici. Moi, le président des États-Unis, seul face à mes accusateurs.

Dans un coin de la salle, le triumvirat de mes alliés : Carolyn Brock, ma chef de cabinet ; Danny Akers, mon conseiller juridique à la Maison Blanche et ami d’enfance ; et Jenny Brickman, ma chef de cabinet adjointe et conseillère politique. Tous trois sont assis, stoïques, impassibles. Et inquiets. Aucun d’eux ne voulait me voir témoigner. Ils en sont arrivés à la conclusion que ce serait la plus grande erreur de ma présidence.
Pourtant, je suis là. Et c’est le moment fatidique. Nous allons bientôt savoir s’ils avaient raison.

— Monsieur le Président…
— Monsieur le président de la Chambre…
La session peut débuter de différentes manières. Un discours pompeux de Rhodes déguisé en interrogatoire ou une série de simples questions introductives. Mais d’après les vidéos de Lester Rhodes en train de cuisiner un témoin, quand il n’était encore qu’un simple parlementaire à la Commission de contrôle, il est évident qu’il aime frapper fort, et viser la jugulaire. Depuis que Michael Dukakis a loupé l’ouverture du débat sur la peine de mort en 1988, tout le monde sait qu’il ne faut jamais rater son entrée. Sinon, c’est la seule image que le monde retiendra de vous.
Rhodes adoptera-t-il la même tactique avec un président en exercice ?
Bien évidemment.
— Président Duncan, dites-moi, depuis quand protégeons-nous des terroristes ?
— Ce n’est pas le cas !
Sa question m’a tellement surpris que j’ai failli lui couper la parole. Je reprends plus posément :
— Mon gouvernement ne protège pas les criminels. Et ne le fera jamais. Pas tant que je serai président.
— En êtes-vous certain ?
C’est une plaisanterie ? Je sens mes joues s’enflammer. À peine une minute d’interrogatoire, et il a déjà réussi à me déstabiliser.
— Monsieur le président de la Chambre, soyons bien clairs sur ce point. Nous ne protégeons aucun terroriste.
Rhodes fait mine de réfléchir.
— Eh bien, monsieur le Président, nous avons peut-être un problème de terminologie. Considérez-vous les Fils du Djihad comme une organisation terroriste ?

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