Le gène Atlantis, de A.G. Riddle

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

AG Riddle-le-gene-atlantis-bragelonne "audetourdunlivre.com"

 

Résumé : En Antarctique, des chercheurs ont mis au jour, enfouie dans la glace, une mystérieuse structure vieille de plusieurs milliers d'années. À l'intérieur, l'équipe fait une découverte qui va radicalement changer l'histoire de l'homme – mais qui pourrait également déclencher son extinction...

Auteur : AG Riddle
Nombre de pages : 608
Edition : Bragelonne
Date de parution : 14 août 2019
Prix : 17.90€ (Broché) - 9.99€ (epub, mobi)
 

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Avis / Critique :
 

Il y a des milliers d'années, un bon spectaculaire a lieu dans la génétique d’homo sapiens. Ses connexions neuronales se sont redéployées, permettant à l'homme de supplanter les autres espèces hominidés...
De nos jours, les hommes de l'agence Clocktown retrouve en Antarctique un sous-marin nazi et une veille cité mystérieuse qui renferme en son sein un gène, "le gène Atlantis" qui aurait permis à l'homme de faire un bon génétique, mais qui serait également un virus à l'origine de la peste espagnole.
Kate Warner, scientifique travaille sur un protocole pour guérir les autistes quand elle et les enfants qu'elle suit sont enlevés.
Tout cela est lié et doit conduire à un nouveau saut pour l'humanité... ou à son extinction.
C'est le postulat du thriller d'A.G. Riddle, créateur d'entreprise du web qui a déjà traduit son livre dans une vingtaine de pays et qui va voir celui-ci adapté prochainement au cinéma.

L'histoire, d'emblée, intrigue tout comme la quatrième de couverture.
Le premier chapitre arrive et on se dit que l'on va passer un bon moment de lecture. Bon, autant le dire, j'ai trouvé ce thriller très long et j'ai sauté quelques pages de détails sur le premier tiers du roman. Le problème de ce livre ce n'est pas l'histoire, mais les longues descriptions et le nombre des personnages qui font que l'on s'y perd un peu. Il faut vraiment attendre les trois quarts du livre pour que le mouvement s'accélère et que l'on commence à comprendre où cela va nous mener. L'histoire se construit donc lentement et prend son essor dans sa conclusion qui est plutôt réussie et donne envie de voir l'adaptation qui en sera faite. Passé donc tout le bla bla entre les deux entités ennemis que forment Clocktown, et les pérégrinations des principaux personnages, l'histoire du gène prend enfin toute sa dimension et fait que l'on s'accroche à cette lecture.
Rien que pour la fin, cela vaut le coup de persévérer.

 

 

 

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Critique du livre "Le gène Atlantis" d'AG Riddle - "audetourdunlivre.com"

Extrait :

Chapitre premier

Centre de recherche sur l’autisme (ARC)

Jakarta, Indonésie

De nos jours

Le docteur Kate Warner fut arraché à son sommeil par une sensation terrifiante. Il y a quelqu’un dans la pièce. Elle voulut ouvrir les yeux, mais sans parvenir à rien. Ses paupières restaient obstinément soudées. Elle se sentait sonnée, l’esprit embrumé, comme si elle avait été droguée. Une odeur de moisi et de renfermé flottait autour d’elle, à croire qu’elle respirait un air quelque part sous la terre. Elle remua légèrement et une douleur fulgurante la traversa de part en part. La couche sur laquelle elle gisait était dure. Rien à voir avec son lit moelleux dans son appartement au dix-neuvième étage d’un immeuble résidentiel du centre de Jakarta. Où suis-je ?
Elle perçut un bruit de pas léger, non loin. Quelqu’un chaussé de baskets légères marchait sur un tapis épais.

— Kate, murmura une voix masculine.
Elle parvint à entrouvrir les yeux. Au-dessus d’elle, de minces rais de soleil se frayaient un chemin entre les lamelles métalliques de stores vénitiens placés devant des fenêtres assez larges mais pas très hautes. Dans un coin, une lumière stroboscopique éclaboussait la pièce à intervalles de quelques secondes, comme si un photographe prenait mécaniquement des clichés sans jamais s’arrêter.
Elle prit une profonde inspiration et se redressa d’un coup pour s’asseoir, découvrant l’homme devant elle. Saisi, celui-ci chancela vers l’arrière, lâchant quelque chose qu’il tenait à la main. Il y eut un claquement sec et un liquide noir se répandit sur le sol.
C’était Ben Adelson, son assistant au laboratoire.
— Pardon, Kate. Je suis désolé. Je m’étais dit que… tu voudrais peut-être un café, expliqua-t-il en ramassant les morceaux de la tasse brisée. Ne le prends pas mal, poursuivit-il ensuite en reportant son attention sur Kate, mais tu as une mine affreuse. Tu devrais peut-être m’expliquer ce qui se passe, ajouta-t-il encore après l’avoir fixée quelques secondes.
Kate se frotta les yeux, tandis que son esprit s’éclaircissait. Cela faisait cinq jours qu’elle travaillait non-stop dans son laboratoire, sans s’être pratiquement arrêtée un seul instant depuis qu’elle avait reçu un coup de fil de l’organisme qui finançait ses recherches. « Il faut des résultats, n’importe quels résultats, sans quoi on ferme le robinet. » Le personnel du laboratoire n’était absolument pas au courant de l’état de ses travaux. Elle ne leur avait rien dit. À quoi bon les inquiéter.
Soit elle obtenait des résultats et tout continuait ; soit elle faisait chou blanc et ils rentraient chez eux.

— Du café, excellente idée. Merci, Ben.
L’homme sortit du fourgon en abaissant sa cagoule sur son visage.

— Aucun coup de feu à l’intérieur, ça attirerait l’attention. Utilise ton couteau.
D’un hochement de tête, sa comparse indiqua qu’elle avait compris et dissimula ses traits à son tour.
L’homme tendit une main vers la porte, mais sembla hésiter tout à coup.
— Tu es sûre que l’alarme est coupée ?
— Ouais. Du moins, j’ai coupé la ligne à l’extérieur, mais ça a dû déclencher quelque chose à l’intérieur.
— Quoi ? s’exclama-t-il en secouant la tête. Merde, si ça se trouve, ils sont déjà en train d’appeler les flics. On active !
D’un coup d’épaule, il ouvrit le battant pour se ruer dans le bâtiment.
Une pancarte était accrochée au-dessus de la porte.

« Centre de recherche sur l’autisme Entrée du personnel ».

Ben revint avec une nouvelle tasse de café. Kate le remercia.
— Tu vas te tuer à la tâche, dit le jeune homme en se laissant tomber dans le fauteuil de l’autre côté du bureau. Je sais que tu as dormi ici ces quatre dernières nuits. Et je ne parle même pas de l’ambiance de secret, de l’interdiction d’accès imposée à tout le monde, de tes notes que tu t’empresses de cacher, de l’ARC-247 dont tu refuses de dire un mot. Je ne suis pas le seul à me poser des questions.

Kate prit une gorgée du breuvage chaud, noir et réconfortant. Mener un essai clinique à Jakarta n’avait pas été chose facile, mais le fait d’être installée sur l’île de Java offrait un certain nombre de compensations. Le café était l’une d’elles.
Elle ne pouvait absolument rien dévoiler à Ben de ses expériences au laboratoire – du moins, pas encore. De toute façon, le résultat pouvait très bien se révéler nul au bout du compte. D’ailleurs, sans le savoir, ils avaient peut-être déjà tous perdu leur poste. L’impliquer, ne serait-ce qu’un peu, n’aurait servi qu’à faire de lui le complice d’un acte tombant potentiellement sous le coup de la loi.
D’un coup de menton, Kate désigna la lumière qui clignotait dans un coin de la pièce.
— C’est quoi ?
Par-dessus son épaule, Ben jeta un regard vers la lueur qui palpitait.
— Je ne sais pas au juste. Je dirais que c’est une alarme…
— Un incendie ?
— Non. J’ai fait le tour des installations en arrivant. Pas le moindre feu. J’étais sur le point de pousser mes investigations quand j’ai vu que ta porte était ouverte, répondit Ben en remettant machinalement d’aplomb les boîtes d’archives en carton qui envahissaient par dizaines le bureau de Kate. Et au fait, pourquoi tu ne les accroches pas au mur ? demanda-t-il en désignant les diplômes encadrés repoussés dans un coin.
— Je n’en vois pas l’intérêt.

Kate n’était pas du style à faire étalage de son parcours. Et quand bien même, qui pourrait-elle impressionner ? Elle était le seul médecin et la seule chercheuse partie prenante à l’étude. Ses collaborateurs n’ignoraient rien de son CV. Comme ils ne recevaient aucun visiteur, seules les quelque dix personnes qui s’occupaient des enfants autistes passaient à l’occasion par son bureau. Et pour eux tous, Stanford et Johns Hopkins ne signifiaient rien. C’étaient peut-être des gens, n’importe qui, de lointains parents de Kate, décédés depuis longtemps. Les diplômes avaient tout à fait l’allure de vieux certificats de naissance.
— Moi, si j’avais un diplôme de docteur en médecine de l’université Johns Hopkins, je l’accrocherais, dit Ben en reposant délicatement le cadre pour continuer à farfouiller parmi les boîtes.

Kate avala sa dernière gorgée.
— Ah ouais ? dit-elle en tendant sa tasse vide. Eh bien, je te l’échange contre un nouveau café tout frais.

— Ça veut dire que je suis ton supérieur maintenant ? C’est moi qui donne les ordres ?
— Ne t’emballe pas, répliqua Kate, tandis que Ben quittait la pièce.
Elle s’approcha de la fenêtre et manœuvra la baguette de plastique pour régler l’orientation du store. À travers les lamelles, elle avait une vue plongeante sur la clôture grillagée autour du bâtiment, puis les rues encombrées de Jakarta qui s’étiraient au-delà. C’était l’heure de pointe, avec son ballet habituel de bus et de voitures filant en tout sens, tandis que les motos se faufilaient dans le moindre interstice. Quant aux bicyclettes et aux piétons, ils se contentaient d’occuper jusqu’au dernier centimètre carré des trottoirs. Et dire qu’elle pensait jusque-là que San Francisco était une ville un peu encombrée…
Cependant, il n’y avait pas que la circulation. Jakarta restait une autre planète pour elle. Quatre ans plus tôt, Kate était prête à partir n’importe où dans le monde – ailleurs, du moment qu’elle ne restait pas à San Francisco. Martin Grey, son père adoptif, lui avait dit : « Jakarta, c’est l’endroit parfait pour poursuivre tes recherches… et… prendre un nouveau départ. » Il avait encore ajouté quelque chose au sujet du temps, de la guérison des blessures. Mais le temps devenait une denrée qui lui faisait cruellement défaut.

De retour à son bureau, elle remit un peu d’ordre dans les papiers que Ben avait dérangés. La vue d’une vieille photo aux couleurs un peu passées l’arrêta tout à coup. On y voyait un vaste salon de danse au parquet étincelant. Comment s’était-elle retrouvée là, au beau milieu de ses documents de travail ? C’était l’unique photo qui lui restait de son enfance à Berlin-Ouest, non loin de la Tiergartenstraße. Kate n’avait que de vagues réminiscences de l’immense résidence de trois étages. Dans ses souvenirs, elle avait des allures d’ambassade ou d’hôtel particulier du temps passé. Un château – mais un château vide. Sa mère était morte en lui donnant le jour, et si son géniteur était un père aimant, il était aussi presque toujours absent. Kate essaya de se remémorer ses traits ; en vain. Elle avait bien quelques images fugaces d’une froide journée de décembre où il l’avait emmenée se promener. Elle se souvenait de sa petite menotte dans sa grande main, du sentiment de sécurité qu’elle avait alors éprouvé. Ils avaient remonté toute la Tiergartenstraße jusqu’au mur de Berlin – un endroit sombre empreint de tristesse, où des familles déposaient des fleurs et des photos, priant pour que ce mur tombe enfin et que reviennent les êtres aimés dont elles étaient séparées. Pour le reste, des choses très vagues, des flashs, les moments où il partait et ceux où il revenait de quelque endroit lointain, toujours avec une babiole pour elle. Le personnel faisait de son mieux pour amortir les choses et la préserver, toujours attentif, même si un peu froid et distant. Comment s’appelaient la gouvernante déjà, et celle qui vivait au dernier étage ? Et puis la préceptrice aussi, qui vivait avec Kate et lui apprenait l’allemand. Kate n’avait rien oublié de cette langue, qu’elle parlait toujours couramment, mais elle était incapable de retrouver le nom de cette femme.

En fait, l’unique souvenir précis de ses six premières années de vie était celui du soir où Martin était entré dans le salon de danse. Ce soir où il avait éteint la musique. Ce soir enfin où il lui avait annoncé que son père ne rentrerait plus – ni ce jour-là ni jamais – et qu’elle allait venir vivre chez lui.

Elle aurait voulu pouvoir effacer cet instant de sa mémoire, et puis aussi les treize années qui avaient suivi. Elle était allée vivre aux États-Unis avec Martin, mais les villes s’étaient enchaînées à une cadence folle, au rythme de ses expéditions. Kate passait d’un pensionnat à l’autre, sans jamais se sentir nulle part chez elle.

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