Comment braquer une banque sans perdre son dentier

Publié le par Audetourdunlivre-LITTERATURE

Comment braquer une banque sans perdre son dentier

Résumé : WANTED Ils sont cinq, trois femmes, deux hommes. Cheveux blancs, déambulateurs, ils s'apprêtent à commettre le casse du siècle. Si vous les croisez, restez prudents, et surtout ne tentez pas de vous interposer. Ils s'appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite et décident que franchement, la vie ne serait pas pire en prison que dans leur maison de retraite...

Auteur : Catharina Ingelman-Sundberg
Nombre de pages : 480
Edition : Fleuve éditions
Collection : Roman contemp. GF
Date de parution : 13 mars 2014
Prix : 19€ (Broché) - 8€ - Gratuit (epub, mobi)
ISBN : 978-2266257510


 

Avis / Critique :

Qui ne s'est pas déjà posé la question ? Que ferais-je une fois en maison de retraite ? Comment serai-je traitée ? Deviendrai-je une petite vieille bourrée de médicaments, assise sur sa chaise, un dentier dans la bouche et une, voir deux, oreilles branchées à un sonotone ? Subirai-je mon destin de petite vieille ou non ?
C'est ce que Märtha décide de ne pas faire.
Elle se rend compte que la maison de retraite où elle et ses amis se trouvent ne leur offre pas le confort qu'ils méritent. Pire, les prisonniers sont mieux traités qu'eux !
Germe alors dans sa tête une idée : braquer une banque pour finir en prison et avoir enfin le droit de choisir son repas le midi, profiter de la salle de sport, ne pas être bourré de médicaments et sortir au moins une fois par semaine à l'air libre !
Pour ce faire, elle embarque dans son délire ses amis de chorale et de retraite. 5 petits vieux qu'elle mène petit à petit sur la voix de la rébellion. D'abord, ce sera de monter dans l'appartement du directeur un dimanche où il est absent et de faire chez lui la Nouba. Mais ils se font prendre. C'est que le petit vieux à besoin de sa sieste... et qu'ils se sont endormis, ivres, repus, à table...
Pour les punir, la direction restreint leurs privilèges. Qu'à cela ne tienne, Märtha réunit son petit monde et met son plan en route...

Drôle, caustique, bien écrit et même si on se dit que ce n'est pas très plausible, on rentre à fond dans cette histoire en se mettant à la place de ses petits vieux et de leur revendication d'être mieux traités.
Alors l'action est à la dimension de ses protagonistes, pas vraiment rapide (et oui, on se déplace à cet âge là en déambulateur, on se casse facilement quelque chose et les réflexes sont  quasi néants) mais les situations sont cocasses, burlesques et prête au rire et au sourire surtout que rien ne se passe comme cela devrait !

Un très bon moment de détente en compagnie de cette bande de rebelles octogénaires !
Vous ne regarderez plus les petits vieux de la même manière après avoir lu ce livre.

Bref,  encore un petit bijou de la littérature scandinave.

Extrait :
La vieille dame empoigna son déambulateur, accrocha la canne à côté du panier en essayant de se donner un air déterminé. Être une bonne femme de 79 ans sur le point de commettre son premier hold-up, cela exigeait une certaine autorité. Elle se redressa, enfonça son chapeau sur son front et poussa la porte. Lentement, appuyée sur son déambulateur de la marque Carl-Oskar, elle entra dans la banque. C'était cinq minutes avant la fermeture, et trois clients attendaient leur tour. Le déambulateur grinçait un peu même si elle l'avait graissé avec de l'huile d'olive. Depuis qu'elle était entrée en collision frontale avec le chariot de ménage de la société de services, une des roues faisait des siennes. Mais pour un tel jour, aucune importance. L'essentiel était que le déambulateur eût un grand panier pour y mettre beaucoup d'argent.
Originaire de Södermalm, Märtha Anderson se tenait un peu penchée en avant, habillée d'un imperméable de couleur indéterminée, choisi sciemment pour ne pas attirer l'attention. Elle était plus grande que la moyenne, enveloppée disons, mais pas grosse, et elle portait de bonnes chaussures de marche sombres afin de faciliter une éventuelle fuite. Ses mains aux veines apparentes étaient gantées d'une vieille paire en cuir et elle avait dissimulé ses cheveux blancs sous un chapeau marron à large bord. Autour du cou, elle avait noué un châle de couleur fluo. Au cas où elle serait photographiée, le fluo provoquerait automatiquement la surexposition de tout ce qui se trouvait autour et les traits de son visage disparaîtraient. Mais ce n'était qu'une précaution de plus - sa bouche et son nez étaient déjà cachés par son chapeau.
La petite banque dans la Götagatan ressemblait à s'y méprendre à toutes les banques d'aujourd'hui. Il n'y avait plus qu'un seul guichet, des murs impersonnels, un sol bien astiqué ; sur une petite table traînaient des brochures à propos d'emprunts avantageux avec des conseils sur la manière de s'enrichir. Ah, chers créateurs de brochures, pensa Märtha, moi, je connais des solutions bien plus efficaces ! Elle s'installa sur le canapé des visiteurs et fit semblant d'étudier les affiches sur des prêts d'épargne logement et des fonds d'action, mais elle avait du mal à empêcher ses mains de trembler. Discrètement, elle sortit des bonbons de sa poche, une mauvaise habitude contre laquelle les médecins la mettaient en garde, et qui faisaient le bonheur des dentistes. Mais avec un nom aussi contestataire que Rugissement de la Jungle, ces réglisses archisalées convenaient parfaitement à un jour comme celui-ci. Et puis, après tout, elle avait bien le droit d'avoir des faiblesses.
Le panneau d'appel émit un bip, et un homme dans la quarantaine se précipita vers le guichet. Son affaire fut vite expédiée, ainsi que celle de l'adolescente après lui. Ensuite ce fut le tour d'un monsieur plus âgé qui farfouilla longtemps dans ses papiers tout en marmonnant. Märtha commença à s'impatienter. Il ne fallait pas qu'elle reste ici trop longtemps. On pourrait remarquer son comportement et d'autres détails susceptibles de la trahir. Cela serait embêtant, juste au moment où elle voulait avoir l'air d'une dame âgée ordinaire venue à la banque pour retirer de l'argent. (...)

Trailer - Bande annonce livre "Comment braquer une banque sans perdre son dentier"

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Publié dans Humour

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Exquimots 15/02/2015 18:56

Roman très amusant, idéal pour passer un bon moment

audétour d'un livre 15/02/2015 21:34

Oui et qui aurait mérité de connaitre une meilleure visibilité. Peut-être en poche.