Mort à Florence, de Marco Vichi

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Mort à Florence, de Marco Vichi

Résumé : Novembre 1966. Giacomo, treize ans, disparaît à la sortie du collège. Faute d'indice, le commissaire Bordelli s'accroche à une mince piste qui le mènera parmi des nostalgiques du fascisme et de Mussolini. Plus que jamais hanté par la guerre, il affiche une humeur aussi noire que le ciel qui surplombe alors Florence.

Auteur : Marco Vechi
Nombre de pages : 398
Edition : Philippe Rey
Collection : Noir
Date de parution : 19 octobre 2017
Prix : 21€ (Broché)
ISBN : 978-2848766324

 

Avis / Critique :

Si vous attendez de ce livre de l'action, ici il n'en est pas question.
Troisième volume des aventures du commissaire Bordelli, nous sommes transposés dans les années 60 dans une Italie qui a, pour moitié, la nostalgie du temps de Mussolini.
C'est donc surtout une photographie de la société italienne que nous offre Marco Vichi plus qu'une enquête policière qui servirait presque dans ce livre de trompe l’œil.
D'un côté, nous avons un commissaire esseulé à la recherche constante de la femme de sa vie qu'il perçoit dans chacune des dames passant son chemin ; un boucher, amateur de champignon, suspect du meurtre du petit garçon et idolâtre du Duce ; une prostituée au cœur tendre, personnage certainement le plus attachant de ce livre ; un ami homosexuel en proie à la bêtise humaine ; la montée de l'Arno et les inondations qui en découle dans les rues de Florence, etc.
De temps en temps, l'auteur nous octroie le plaisir de revenir sur le but annoncé de ce roman, c'est-à-dire l'enquête autour de la mort d'un jeune garçon de 13 ans. Mais si celui-ci est présent dans les pensées du commissaire, dans les faits, l'investigation est noyée au milieu de la vie citadine du commissaire, entre déjeuner dans la trattoria de son ami, visite à la prostituée, évocation de ses souvenirs de guerre, et recherche de la femme idéale.

Le rythme lent, s'il est plaisant au début, devient vite redondant, car on ne voit pas très bien où veut nous emmener Marco Vichi.
Heureusement, sur la fin, l'enquête reprend de l'intérêt même si elle est noyée au cœur de la nouvelle histoire d'amour du commissaire qui s'élabore. Nous avons même droit à un mini rebondissement.
Bref, la lecture ne sera pas forcément plaisante pour le lecteur qui s'attend à un vrai polar. L'accent étant trop mis sur la vie Florentine du personnage principal, et ses souvenirs personnels.

Merci à notre partenaire, l'agence de communication, Anne et Arnaud

Extrait :

La dépouille de Giacomo avait été rendue à la famille et l'enterrement était prévu le lendemain matin à la Badia Fiesolana. Bordelli envisagea d'y assister, avant de se raviser. Il téléphona à Mme Pellissari pour lui présenter une nouvelle fois ses condoléances et surtout pour lui demander où elle achetait sa viande. Quoique surprise par cette étrange question, la femme répondit docilement qu'elle s'approvisionnait chez Mazzoni, piazza Edison. Il lui assura qu'il poursuivait son enquête sans relâche et la laissa à son chagrin.
Le boucher fut placé sous une surveillance constante. Les agents de la salle radio étaient censés appeler le commissaire à la moindre nouvelle aux numéros qu'il leur avait fournis : ceux de son appartement, de la trattoria et de Rosa. A chaque relève, ils déposaient dans son bureau un compte rendu détaillé des va-et-vient de Panerai. Ils avaient l'ordre de prendre toutes les précautions nécessaires, de changer souvent de voiture et de ne pas trop s'approcher. Mieux valait perdre les traces de l'homme au cours d'une filature plutôt que de l'alerter.
Les informations concerantn Livio Panerai étaient peu nombreuses. Quarante-quatre ans, fils d'Oreste Panerai, un honnête boucher décédé sept ans plus tôt, et d'Adelina Cianfi, qui résidait via del Ponte alle Riffe. Un an passé ordinaire de jeune fasciste, puis d’adhérent à la République sociale italienne, mais sans tahce particulière. Il s'était enrichi par son métier. Cinq ans plus tôt, il avait acheté un appartement au rez-de-chaussée d'une villa de trois étages, via Del Palmerino. Il s'était marié en 1948 avec Cesira Batacchi et avait une fille de dix-sept ans, Fiorenza qui fréquentait le lycée Dante. Casier judiciaire vierge. Travailleur. Port d'arme en règle pour la chasse. Une Lancia Flavia gris foncé et une Fiat 850 couleur crème qu'il utilisait pour se rendre à son travail. Pas d'occupations particulières. Il se partageait entre sa boutique et son domicile. Avec quelques petites variantes. Un matin, avant d'ouvrir sa boucherie, il avait fait un saut au bureau de poste pour régler une facture, ce qui laissait entendre qu'il avait lui-même perdu celle du téléphone. Un après-midi, il avait fermé sa boutique plus tôt que d'habitude afin de gagner l'armurerie de Ponte del Pino, où il avait acheté deux boites de cartouches . le dimanche, il avait déjeuné en famille chez sa mère. En l'espace d'une semaine, il avait passé toutes ses soirées à la maison - il est vrai que les pluies incessantes n'incitaient pas à sortir -, à une exception près : il était allé avec sa femme au cinéma Aurora voir L'Armée Brancaleone. Rien de plus. 

La Florence du Commissaire Bordelli, par Marco Vichi

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Publié dans Policier, Thriller

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