Bienvenue dans le pire des mondes

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Bienvenue dans le pire des mondes

Résumé : A Pékin, Moscou, Ankara ou Ryad, des oligarchies confisquent le pouvoir au nom du parti communiste, de la Sainte Russie, d'Allah. Cela, c'est l'image que la très grande majorité des médias occidentaux diffuse pour éviter de devoir balayer devant leurs portes. Car le même phénomène est à l'œuvre en Occident, dans ce que l'on appelle encore les démocraties occidentales.


Auteurs : Natacha Polony et Le comité Orwell
Nombre de pages : 216
Edition : Plon
Date de parution : 17 novembre 2016
Prix : 14.90€ (broché) - 10.99€ (epub)

Avis / Critique : Le soft totalitarisme élabore la société qui cherche à évacuer la question politique et à installer un projet économique de grand marché mondial aux mains d'une minorité qui tente de standardiser le mode de pensée d'une population abreuvée en produits de divertissement souvent creux, élaborés pour éviter de trop penser.
Le hold-up sur la liberté s'amorce. Celui où l'on vous dit que faire, que penser, que dire, et comment agir. L'homme devient le mouton consenti d'un libre-échange mondial exponentiel où les populations de la classe moyenne et pauvre perdent de jour en jour en action et en ressources primaires.
La féodalité 3.0 arrive à grands pas. Ne pensez plus, ils le font pour vous et cela commence avec l'école, la nouvelle machine à cancres, décidée par des politiques qui préfèrent avoir de futurs électeurs prédictibles que des penseurs et analystes. L'élève est un consommateur formaté à la globalisation où il n'est plus besoin de connaitre les fondamentaux, où l'oral est mis en avant au dépend de l'écrit, où le vocabulaire, le raisonnement et la logique sont cloués au pilori.  L'école fabrique donc les consommateurs de demain, à la réflexion amoindrie.
Dans quelques années, 20% de travailleurs pour 80% de chômeurs alimentés au minima.
Avoir à manger ou être dévoré.
Une population nourrie à une télé famélique lobotomisée, des salaires désindexés, une dérégularisation qui s'impose dans la norme, une Europe qui devient l'un des plus grands marchés ouverts, libre-échangiste, mettant sa puissance au rencart au nom de l'économie de marché. Le capitalisme s'empare du monde et les Mégabanques voient le jour, les industries s'écroulent, les actionnaires inventent les Stocks-options. C'est le Big Business de la paupérisation.
Bienvenue dans le pire des mondes, un essai, une uchronie ou une mise en garde ?
Un peu des trois à vrai dire, mais à bien y regarder de plus près, cette vision du monde n'est-elle pas celle dans laquelle nous vivons et vers laquelle nous nous dirigeons ?

Voici une démonstration de société qui est la nôtre ou qui sera la nôtre si les choses perdurent ainsi. Le comité Orwell (ou Les Orwelliens), composé de journalistes libres penseurs, loin des doctrines toutes établies constatent dans ce livre les dégâts qui s'opèrent au jour le jour par une mondialisation et un libre-échange galopant dans lesquels l'homme ouvrier, l'homme consommateur n'est qu'un pion sur l'échelle mondiale de groupes qui prennent la place des Etats et imposent leur vue et leur modèle de société.
Donner pour mieux prendre.
Le totalitarisme n'est plus, le soft-totalitarisme, arrive masqué. Ou comment l'humanité décide de son propre destin en y étant conduite subrepticement.

Un livre de réflexions, qui décode les évènements autrement que par le biais de la télévision et de sa façon linéaire de nous les décrire, en allant chercher derrière ce qui peut s'y tapir.
Un autre regard sur notre monde et qui amène à la réflexion.
Ici pas de complotisme, seulement des faits et une pensée autre que celle 'unique' qui nous est distillée au quotidien.
A lire pour ceux qui veulent avoir un autre regard et s'informer autrement.
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Extrait :
Le système éducatif français fut durant des décennies considéré comme « le meilleur au monde ». Simple chauvinisme appuyé sur l’absence de comparaisons internationales ? Le XXe siècle, par la diversité et le nombre de nos prix Nobel, médailles Fields et brevets, offre la meilleure des réponses. Les ingénieurs français furent longtemps réputés. Ce n’est plus le cas. Fatalité de l’émergence de nouvelles puissances, nous disent les prétendus « optimistes » (ceux qui s’opposent au méchant discours « décliniste », c’est-à-dire tout simplement sceptique et critique – mais qui se soucie encore de philosophie antique et d’étymologie ? Critiquer, c’est juger, et donc penser…). Voilà qui n’explique en rien le dramatique recul des capacités de raisonnement scientifique dont s’inquiètent nombre de nos universitaires… Mais prenons les choses dans l’ordre.

Au commencement était l’éducation libérale (au sens le plus noble de ce terme ; rien à voir avec ce que nos contemporains ont fait du libéralisme). Cette expression désigne une conception humaniste de la transmission des savoirs à travers l’étude des grandes disciplines qui composent le champ des connaissances humaines, mathématiques, sciences, grammaire, géographie, histoire, musique, harmonie, latin, grec, hébreu, arabe (pour ne citer que quelques-unes des disciplines évoquées par Rabelais dans la « Lettre de Gargantua à Pantagruel », sorte de manifeste humaniste). Cette étude des savoirs disciplinaires à vocation « encyclopédique » (le terme ne désigne pas encore la connaissance pléthorique d’un Pic de la Mirandole, mais il incarnera par la suite l’esprit des Lumières, de sorte qu’il est significatif qu’il soit désormais honni par nos modernes réformateurs) a pour vocation de former l’honnête homme, le kalos kagathos des Grecs, sorte d’aboutissement intellectuel et moral d’un citoyen capable de raisonner, de juger du bien et du mal, de s’émouvoir devant la beauté… Autant de qualités désespérément inutiles puisqu’elles sont l’apanage de l’homme libre. L’éducation libérale fut donc le modèle de l’éducation des élites dans nombre de pays européens, certains privilégiant au contraire les connaissances plus utiles, diplomatie, droit, « gouvernance », comme on dirait aujourd’hui. Ces fantaisistes de Français, tout enivrés de leur Révolution, ont voulu pour leur part que cette éducation libérale soit celle de tous les futurs citoyens, puisqu’ils n’étaient plus des sujets mais des individus souverains. Ce qui n’empêchait pas, pour les futurs ouvriers et paysans, de développer un enseignement pratique extrêmement concret en s’appuyant sur l’efficacité de la « leçon de choses ». Mais sur le fond, l’idée était que tout homme, quelle que soit sa condition dans la société, devait avant tout ne pas dépendre d’autrui pour former son jugement. En quelque sorte une garantie pour le bon exercice de la démocratie.
Pourquoi ce rappel ? Parce que c’est bien cette conception de l’éducation qui est actuellement mise à bas. Et elle l’est au nom de l’uniformisation des « techniques » de formation, puisque, aussi bien, il n’est plus désormais question que de cela. Avis aux doux rêveurs et aux fieffés réactionnaires : l’éducation n’a rien à voir avec la culture, la perpétuation d’une civilisation… L’éducation est la valorisation d’un capital humain purement individuel qui permettra à chacun de développer son « employabilité » et de se « former tout au long de la vie », ce qui devrait générer une « croissance durable ». Ce jargon caricatural semble ridicule ? Il est pourtant celui que l’on trouve dans la matrice de cette transformation des systèmes scolaires européens : la Stratégie de Lisbonne, définie par le Conseil européen en mars 2000 et fixant les objectifs pour 2010. Et il n’est pas anodin que cette Stratégie de Lisbonne prescrive à la fois la réforme des systèmes éducatifs et la libéralisation des services publics et des grands monopoles d’État comme l’énergie, les télécommunications ou les transports. L’éducation, dans ce projet, n’est qu’une des branches de l’économie. Elle sert à rendre les futurs salariés « adaptables aux emplois d’avenir », à « limiter les personnels non qualifiés » et à « augmenter la valeur ajoutée ». Dès 1995, la Table ronde des industriels européens, lobby fondé par les présidents de Volvo, Fiat et Philips, et représentant les intérêts des groupes les plus puissants, publiait un Livre blanc qui résumait cette idée : « L’éducation doit être considérée comme un service rendu aux entreprises. »

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