Sapiens : une brève histoire de l'humanité, de Yuval Noah Harari

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Sapiens : une brève histoire de l'humanité, de Yuval Noah Harari

Résumé : L'homo Sapiens  s'est imposé par sa capacité à fictionner, donc à créer des récits mythologiques, des dieux, des lois, du réseau...
Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d'hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.
Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l'homme ? À dépendre de l'argent, des livres et des lois ? À devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

Auteur : Yuval Noah Harari
Nombre de pages : 450
Edition : ALBIN MICHEL
Collection : ESSAIS DOC.
Date de parution : 2 septembre 2015
Prix : 24€ (broché) - 16.99 € (epub, mobi) 
Isbn : 978-2226257017

 

Avis / Critique :


L'éternelle question : comment Sapiens est-il apparu et où ? De qui descendons-nous réellement ? Et qu'est-ce qui nous a conduits à cette évolution.
Partant de l'arbre généalogique primitif de l'homme, Yuval Noah Harari cherche à démontrer que la pensée cognitive est à l'origine du développement et de l'expansion de Sapiens sur la planète. Cette capacité lui a permis d'une part de devenir ce prédateur capable de décimer et  de dominer ses rivaux (qu'il s'agisse de Néandertal, Dénisova ou plus proche de nous, des animaux en général) et d'autre part, capable de concevoir des idées, des concepts, des villes, des moyens de transport, de dompter son environnement, ce qui en a fait un être à part dans l'évolution.

Mais en se sédentarisant par l'agriculture et ensuite par la révolution industrielle, l'homme est-il en fait plus heureux que le chasseur cueilleur qui mangeait d'une manière diversifiée, se déplaçait en petit clan, travaillait peu ou alors, bien au contraire, l'homme moderne est-il devenu l'esclave des conditions qu'il a lui-même mises en place ? Plus de technologie revient à être dépendant d'un système, plus de luxe, revient à devoir travailler plus pour l'obtenir, être plus nombreux sur terre revient à surproduire et à surconsommer, la surconsommation entrainant la surproduction et des agriculteurs obligés de travailler jusqu'à l'épuisement pour quelques centaines d'euros à peine. L'homme portant le Dieu argent au sommet de sa nouvelle religion, s'est-il trompé de route ?
Sapiens aurait-il dû ne jamais faire la culture du blé intensif et se développer autrement ?
Yuval Noah Harari découpe son ouvrage en plusieurs parties : préhistorique, révolution cognitive, avènement de l'agriculture et sédentarisation, révolution industrielle, émergence scientifique, informatique et cybernétique.
Il revisite l'histoire de l'homme et tente à démontrer à travers son essai que Sapiens a fini par se faire prendre au piège de ses propres capacités qui sont celles de créer, d'imaginer, de concevoir (littérature, mythe, religion, argent), de se répandre, de se socialiser, de consommer, de mettre en place des règles, des lois, la bureaucratie permettant de se fédérer, inventer des entités industrielles, le stress de la performance, l'angoisse d'être, des armes de plus en plus sophistiquées semant un paradoxe entre la création qui amène finalement à la destruction. La sienne ?
Plusieurs mutations (stature debout, langage), plusieurs choix opérés, ont amené l'homme à ce qu'il est aujourd'hui. Mais demain, qu'en sera-t-il de Sapiens ?

Si l'idée en soi est intéressante, il y a malheureusement, et il faut le noter, quelques erreurs de datation (notamment sur l'arrivée des premières populations en Amérique qui se situent à présent entre 30 000 ans à 100 000 ans), ainsi que quelques répétitions que l'on retrouve de chapitre en chapitre.
L'essai a le mérite de poser un véritable questionnement sur les facultés de l'homme et la manière dont il s'en sert. Va-t-il dans la bonne direction ou au contraire, va-t-il dans le sens de l'immortalité à conquérir en perdant ce qui fait de lui un être humain à part entière et un être pensant qui s'est servi de la socialisation pour se répandre et grandir, de son empathie pour développer des concepts.
Quel type d'être le Sapiens de demain choisira-t-il de devenir ? Où choisira-t-il de vivre, dans quel environnement et avec qui ?
Autant de questions qui concluent cet essai de Yuval Noah Harari bien mené, aux hypothèses intéressantes, un peu long parfois, cependant.

 

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Sapiens, une brève histoire de l'humanité "audetourdunlivre.com"

Extrait :

Fantômes qui parlent

Que pouvons-nous dire de la vie spirituelle et mentale des anciens chasseurs-cueilleurs ? Il est possible de reconstituer la base de l’économie fourragère avec une certaine assurance sur la foi de facteurs objectifs et quantifiables. Par exemple, nous pouvons calculer de combien de calories une personne avait besoin par jour pour survivre, combien de calories apportait un kilo de noix et combien de noix il était possible de récolter sur un kilomètre carré de forêt. Forts de ces indications, nous pouvons nous livrer à des conjectures solides sur l’importance relative des noix dans leur alimentation.

Mais les noix étaient-elles pour eux un mets de choix ou un produit de base banal ? Croyaient-ils que des esprits habitaient les noyers ? Trouvaient-ils leurs feuilles jolies ? Si un garçon qui fourrageait voulait entraîner une fille dans un coin romantique, l’ombre d’un noyer faisait-elle l’affaire ? Le monde de la pensée, des croyances et de la sensibilité est par définition bien plus difficile à déchiffrer.

La plupart des savants s’accordent à penser que les croyances animistes étaient répandues chez les anciens fourrageurs. L’animisme (du latin anima, « âme » ou « esprit ») est la croyance suivant laquelle presque chaque lieu, chaque animal, chaque plante, chaque phénomène naturel a une conscience et des sentiments, et peut communiquer directement avec les humains. Ainsi les animistes peuvent-ils croire que le gros rocher, au sommet de la colline, a des sentiments, des désirs et des besoins. Il pourrait en vouloir à certains de ce qu’ils ont fait ou se réjouir d’une autre action. Il pourrait avertir les gens ou leur demander des faveurs. Les hommes, quant à eux, peuvent s’adresser au rocher, histoire de l’amadouer ou de le menacer. Mais le rocher n’est pas le seul être animé ; ainsi en va-t-il également du chêne au pied de la colline, du ruisseau qui coule plus en aval, de la source dans la clairière, des buissons qui poussent tout autour, du chemin qui mène à la clairière, des souris des champs, des loups et des corbeaux qui viennent y boire. Dans le monde animiste, les objets et les choses vivantes ne sont pas les seuls êtres animés. Il existe aussi des entités immatérielles : les esprits des morts, les êtres amicaux et malveillants, ceux que nous appelons de nos jours les démons, les fées et les anges.

Pour les animistes, aucune barrière ne sépare les humains des autres êtres. Tous peuvent communiquer directement par la parole, le chant, la danse et les cérémonies. Un chasseur peut s’adresser à un troupeau de cerfs et demander à l’un d’eux de se sacrifier. Si la chasse réussit, le chasseur peut prier l’animal mort de lui pardonner. Si quelqu’un tombe malade, un shaman peut contacter l’esprit qui est la cause de la maladie et tâcher de l’apaiser ou de l’effrayer. Au besoin, il peut appeler d’autres esprits à la rescousse. Ce qui caractérise tous ces actes de communication, c’est que les entités auxquelles on s’adresse sont non pas des dieux universels, mais des êtres locaux : un arbre, un ruisseau ou un spectre particulier. De même qu’il n’y a pas de barrière entre les hommes et les autres êtres, de même il n’y a pas de hiérarchie stricte. Les entités non humaines n’existent pas simplement pour satisfaire les besoins de l’homme. Il n’y a pas non plus de dieux tout-puissants qui dirigent le monde à leur guise. Le monde ne tourne pas autour des hommes ni autour d’aucun autre groupe d’êtres en particulier.

Bande annonce "Sapiens" de Yuval Noah Harari

 

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