La romancière et l'archéologue, d'Agatha Christie

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

La romancière et l'archéologue, d'Agatha Christie

Résumé : " Je me suis aperçue que mes pensées se tournaient de plus en plus vers mes séjours en Syrie, écrivait Agatha Christie en 1944, car après quatre années passée sous les bombes, je mesure combien nous étions incroyablement heureux alors. J'aime ce pays fertile et paisible, le naturel de ses habitants qui savent rire et apprécier la vie, qui sont indolents et gais, dignes et bien élevés, dotés d'un grand sens de l'humour, et pour qui la mort n'a rien de bien terrible. "


Auteur : Agatha Christie
Nombre de pages : 254
Edition : Payot
Collection : Payot voyage
Date de parution : 4 février 2005
Prix : 8.50€ (broché) - 3.48€ (broché occasion)

Avis / Critique : Pas de roman policier, pas d'Hercule Poirot ni de Miss Marple. Les héros d'Agatha Christie laissent leur place à leur auteur qui choisit ici de nous faire partager les anecdotes de ses voyages archéologiques en Syrie et en Irak auprès de son jeune mari, Max Mallowan. De ses périples il en ressortira "Mort sur le Nil", "Meurtre en Mésopotamie", "Le crime de l'Orient-Express".
C'est l'occasion de découvrir une Agatha Christie sous un autre jour que celui auquel nous sommes habitués. En effet, voilà une femme qui s'interroge sur l'utilité des timbres nouvellement mis en circulation dans le Maghreb, houspille les vêtements armés de zip inutile, se demande pourquoi les autochtones se plaisent à attendre que les soldats français viennent les chercher pour se rendre sur leur lieu de travail au lieu de penser à le faire par eux-mêmes, qui dort dans une maison insalubre envahie de souris, tombe malade en plein désert, retrouve des couleurs quand elle voyage en Orient-Express. C'est une Agatha Christie qui s'agace avec humour de se faire présenter les rayons grandes tailles, l'obligeant à se vêtir de vêtements d'hommes. C'est une femme qui, auteur célèbre, s'efface pour laisser la part belle à son mari, archéologue. Une Agatha qui ne fume pas, alors que la mode de l'époque voit les premières cigarettes poindre aux lèvres des femmes. 
Ce livre est l'occasion de découvrir Agatha Christie, l'auteure la plus vendue au monde dans sa vie d'aventurière, et de retrouver une terre arabe, Syrie, Irak où la vie était encore pleine de joie, de simplicité, loin des guerres qui la défigure à présent. Et l'on pense à toutes les merveilles archéologiques détruites, qu'elle nous fait découvrir à travers les fouilles des Tells, ces monticules occupés autrefois par les hommes.

Voici donc un voyage dans le temps, ponctué d'anecdotes sur les fouilles et les périples rencontrés pour y arriver. Quelques passages peuvent se montrer longs, mais l'humour d'Agatha Christie, bien présent, parvient à les faire oublier.

Extrait :
Je suis submergée par une vague d’émotion en apercevant notre maison. Elle se dresse au loin, avec son dôme, telle tombeau d’un saint vénéré ! Max m’apprend que le cheikh en est excessivement fier. C’est avec la plus grande admiration qu’il en fait faire régulièrement le tour à ses amis, et mon époux le suspecte de se faire déjà de l’argent dessus en prétendant, à tort, qu’elle lui appartient et qu’il nous la loue. Fidèle à lui-même, Michel gare le blue Mary en freinant violemment, et plusieurs personnes sortent en courant de la maison pour nous accueillir. J’en reconnais certaines, d’autres me sont inconnues. Dimitri, le cuisinier, est fidèle au poste. Son visage allongé et doux est vraiment très maternel. Il porte un long pantalon de mousseline fleurie et rayonne de plaisir. Il saisit ma main et la presse contre son front, puis il me montre fièrement une caisse en bois contenant quatre chiots nouveau-nés.
« Voici nos futurs chiens de garde », déclare-t-il.
Ali, l’un des aides, était là aussi l’année dernière. Il affiche désormais un air de supériorité car un deuxième marmiton, bien moins qualifié, a été engagé ; il se prénomme Ferhid. J’ai peu de chose à dire sur ce dernier, si ce n’est qu’il semble préoccupé. Max m’apprend qu’il est né inquiet.
Nous avons également un nouveau domestique, Subri. Il est grand, ardent, et il a l’air particulièrement intelligent. Son sourire révèle un bel assortiment de dents blanches et or.
Le Colonel et Bumps ordonnent qu’on nous serve le thé. Le premier agit avec une précision toute militaire. Ainsi, il a déjà établi une nouvelle règle : les hommes doivent se mettre en formation., comme à l’armée, pour recevoir leurs bakchichs. Cela les amuse beaucoup. Il passe un temps fou à mettre de l’ordre. À chaque fois que Max se rend à Kamechliyé, le Colonel saute sur l’occasion. La maison, annonce-t-il alors fièrement, est de nouveau rangée du sol au plafond. Chaque objet a retrouvé sa place et bien des choses qui n’en avaient pas auparavant en ont trouvé une – ce qui n’ira pas sans présenter quelques inconvénients…
Bumps est notre nouvel architecte. Son surnom lui vient d’une remarque innocente qu’il a faite au Colonel pendant leur voyage. Un matin, à l’aube, alors que le train approchait de Núsaybin, Bumps a relevé le store et s’est mis à observer avec intérêt ce pays où il s’apprêtait à passer les quelques mois à venir.
« Quelle région étrange, a-t-il déclaré, elle n’est faite que de bosses !
— Des bosses ! s’est exclamé le Colonel. Ne savez-vous pas, jeune irrévérencieux, que chacune de ces bosses abrite une ville construite il y a des milliers d’années ? »
Depuis, nous ne l’appelons plus que Bumps !
Je découvre les dernières acquisitions. Tout d’abord, une Citroën d’occasion rebaptisée Poilu par le Colonel. Nous nous rendons vite compte que Poilu est un monsieur très capricieux. Pour une raison ou pour une autre, il s’est choisi le Colonel pour victime, refusant obstinément de démarrer dès qu’il est au volant, ou alors s’accordant une dépression nerveuse à un endroit inopportun. Un jour, je comprendrai enfin le pourquoi de son attitude, et j’expliquerai au Colonel que c’est sa faute.
« Comment ça, ma faute ?
— Vous n’auriez pas dû le baptiser Poilu. Après tout, notre camion s’est tout d’abord appelé Queen Mary. Alors le minimum aurait été de baptiser la Citroën Impératrice Joséphine. Ainsi, vous n’auriez pas eu le moindre problème ! »

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