Police scientifique, la révolution

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

Police scientifique, la révolution

Résumé : Les membres de l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) n'ont rien à envier aux experts des séries télévisées : venez le vérifier en pénétrant dans les coulisses de ce laboratoire de police scientifique. ADN, balistique, morpho-analyse sanguine... Qu'il s'agisse de grandes affaires criminelles de l'affaire Flactif ou encore de l'accident de la Princesse Diana, leur maîtrise des outils de pointe a fait éclater la vérité.


Auteur : Jacques Pradel
Nombres de pages : 320
Edition : Points
Collection : Points crime
Date de parution : 16 avril 2014
Prix : 7.30€ (broché) - 0.89€ (occasion)

Avis / Critique : 
Le retard. S'il y a quelque chose qu'il faut retenir de ce livre, c'est le retard qu'a mis la France pour être à la hauteur des grands laboratoires européens en matière d'investigation criminelle. Jusqu'à 1987, rien ou pas grand-chose. Pierre Joxe, alors ministre de l'intérieur décide de changer la donne et de lotir la Gendarmerie et la Police d'unités spécialisées afin de ne plus avoir à faire appel au laboratoire allemand, la Bundeskriminalant. Deux affaires criminelles font électrochocs et contribuent aussi à cette décision : L'affaire Thierry Paulin, le tueur de vieilles dames, et l'affaire du petit Grégory, qui rebondit d'ailleurs aujourd'hui grâce à AnaCrime.

Dès lors, la France va combler son retard à vitesse grand V. Sous l'égide du patron de cette nouvelle unité, l'IRCGN, les gendarmes se spécialisent à coup de stage aux États-Unis, au Canada, et il ne faut que quelques années pour que l'effet s'inverse. Aujourd'hui, l'IRCGN, est reconnu de tous. De son siège qui se trouve à Pontoise et grâce à ses antennes mobiles, la gendarmerie s'est dotée d'une force d'investigation scientifique qui lui permet de résoudre des enquêtes parfois très difficiles et de rouvrir des "Cold Case" grâce notamment à l'AnaCrime, ce logiciel qui permet d'analyser des milliers d'informations et de les comparer afin de trouver des failles ou de faire ressortir des concordances dans les affaires.

Jacques Pradel nous permet d'approcher ce haut lieu de la gendarmerie, en nous plongeant dans les circonstances de sa fondation, puis en nous permettant de partager le travail de ces pôles d'investigations, à travers notamment quelques enquêtes et témoignages.

Les différentes divisions de l'IRCGN (Physique-chimie, informatique et ingénierie, identification humaine, entomologie) sont passées en revue avec, pour chacun, une à deux affaires qui nous permettent de mieux appréhender leur fonctionnement. On aurait adoré dans un chapitre final, que Jacques Pradel nous plonge dans une enquête entière et déroule le travail entier d'une de ces unités. Peut-être dans un prochain livre ? Il a néanmoins le mérite de nous apporter des éclairages sur l'investigation policière scientifique, bien loin de ce que l'on peut voir dans des séries policières et diamétralement plus ancrée dans la réalité.

A lire aussi : Les deux affaires Grégory

Extrait :
Faire parler les boîtes noires
Le principal travail d'analyse en matière d'enregistrement sonore concerne toutefois les catastrophes aériennes.  Pionner en matière d'analyse de boîtes noires, l'IRCGN est devenu au fil du temps un spécialiste de l'aide scientifique aux enquêtes judiciaires concernant les crashes d'avion. "Le BEA réalise l'enquête de sécurité des crashes, explique Marc Soulas. Notre rôle est d'apporter un appui technique à l'enquête judiciaire." La toute première mission de ce type remonte au crash d'Habsheim, le 26 juin 1988. Ce jour-là, un Airbus A320 était tombé dans une forêt près de Mulhouse, causant la mort de trois passagers. Pour la première fois, la lecture des boîtes noires a été confiée à l'IRCGN. Suivront les analyses du crash du mont Saint-Odile en 1992. Et, plus tard, comme nous le racontons ensuite, l'analyse de l'enregistreur CVR (Cockpit Voice Recorder) du concorde d'Air France à destination de New York, qui s'est écrasé le 25 juillet 2000 sur un hôtel de Gonesse, peu après son décollage de Roissy-Charles de Gaulle.

Qu'est-ce qu'une boite noire ?
Franck Marescal commence par un préalable : "Il existe de nombreux fantasmes à propos de ces fameux enregistreurs censés recueillir l'intégralité des données de vol, et délivrer - comme une parole divine - les raisons d'un accident. Il n'en est rien dans la réalité ! Les enregistreurs n'analysent pas l'accident, ce sont les spécialistes qui peuvent le faire en interprétant les données.
Les deux boîtes noires ne recueillent que des données basiques. La première enregistre tout au long du vol des paramètres comme les coordonnées géographiques, les vitesses et la hauteur de l'appareil. La seconde, tout aussi intéressante, enregistre, justement, le son de la cabine de pilotage. Et cette sorte de dictaphone ultra-résistant, le Cockpit Voice Recorder, nécessite précisément l'attention des experts... Dans tous les crashes, explique Franck Marescal, lorsque nous recevons le CVR, la première étape est de retranscrire les échanges entre les pilotes entre eux." Ensuite, le véritable travail commence. Prenons l'exemple d'un des accidents d'avion les plus médiatisés de ces trente dernières années, celui du Concorde : l'enregistrement du CVR met en évidence toutes sortes de bruits d'ambiance qui peuvent être couverts - mais pas toujours - par les voix des pilotes. C'est d'abord le son des alarmes, puis des cris ou des interjections. Une écoute toujours très difficile à interpréter pour les experts. Notre objectif est de mettre sur papier tout ce qui a été dit, par qui, et à quel moment précis. Ensuite, il faut identifier quelles alarmes se sont déclenchées, et éventuellement savoir celles qui ne se sont pas déclenchées." Les enquêteurs disposent pour cela de quatre pistes d'enregistrement. Les deux premières sont celles des microphones du pilote et du copilote. Le troisième enregistre les liaisons radio avec les tours du contrôle. La dernière capte uniquement le son d'ambiance à l'intérieur du cockpit.
"une fois encore, précise Franck Marescal, l'expertise n'est possible qu'avec une source de comparaison."
C'est la raison pour laquelle les gendarmes, à la fin de l'année 2000, vont réquisitionner un Concorde dont ils ne pourront disposer, sur autorisation d'Air France, qu'une seule journée ! "En 24 heures, se souvient Franck Marescal, il a fallu enregistrer tous les bruits, toutes les alarmes, tous les sons de comparaison."

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