Au détour d'un livre

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Origine, de Dan Brown

Origine, de Dan Brown

Résumé : Robert Langdon, le célèbre professeur en symbologie, arrive au musée Guggenheim de Bilbao  pour assister à la conférence d'un de ses anciens élèves, Edmond Kirsch, un éminent futurologue spécialiste des nouvelles technologies.
La cérémonie s'annonce historique car  Kirsch s’apprête à livrer les résultats de ses recherches qui apportent  une réponse aux questions fondamentales sur l'origine et le futur  de l’humanité. Mais  la soirée va brusquement virer au cauchemar. Les révélations de Kirsch risquent d'être perdues à jamais.

Auteur : Dan Brown
Nombre de pages : 576
Edition : JC Lattès
Collection : Thrillers
Date de parution : 4 octobre 2017
Prix : 23€ (Broché) - 15.99€ (epub, mobi) - 25.90€ (Cd) - 0€ (audiolibre)
ISBN : 978-2709659802

 

Avis / Critique :

Voilà le nouveau livre de Dan Brown avec son héros qui a fait les beaux jours du thriller, Robert Langdon. Ce roman s'était fait attendre, il faut le dire, quatre ans après un Inferno plutôt moyen.
Alors que vaut-il justement ce nouvel opus ?

Eh bien, disons qu'en parcourant les premiers chapitres, on retrouve bien le suspens qui nous avait tant manqué dans le précédent roman : un génie de l'informatique féru de science et d'intelligence artificielle organise une conférence où il compte révéler à la terre entière la réponse à la question "d'où venons-nous et où allons-nous ?"
Alors que son exposé commence sur la scène du musée de Bilbao, un officier naval espagnol le tue en présence de Langdon, mais aussi de la future épouse de l'héritier au trône. S'ensuit une fameuse course-poursuite fomentée par des religieux de l'église Palmérienne (je vous laisse chercher sur le net) et de la Guardia du palais. Langdon, bien évidemment est soupçonné d'avoir enlevé la future reine, alors qu'en fait, tous deux tentent avec l'aide d'un super-ordinateur de diffuser le message du magnat assassiné.

Comme je l'ai dit plus haut, ce nouveau roman des aventures de Robert Langdon tient toutes ses promesses. Nous avons droit à du suspens, du décodage, de la poursuite, de la science, des retournements de situation, de la trahison, de l'histoire, et une visite guidée à travers Barcelone.
Ainsi que trois ennemis qui sont : la monarchie, l'église, et la technologie s'affrontant tour à tour.
Le tout nous amène vers un dénouement qui, il faut le reconnaitre, est facile à décrypter pour le lecteur ayant l'habitude de lire ce genre de roman. Cependant la fin est un clin d’œil à un certain livre d'Arthur C. Clarke avec une mise en garde sur une prédiction que beaucoup d'auteurs de romans de science-fiction ont partagée dans leurs écrits.
On peut donc dire que sous couvert d'histoire à suspens, c'est surtout pour Dan Brown un moyen de confronter deux théories : évolutionniste pour l'une, créationniste pour l'autre. A l'heure de la technologie, la question est posée du "comment va évoluer l'homme ?" 
Celui-ci restera-t-il un homo sapiens modernus, deviendra-t-il homo superior, ou bien disparaitra-t-il ?
Pour en savoir plus sur la théorie de l'auteur, il vous faudra lire ce livre.

Bref, pour en finir, je conclurais par le fait que ce roman est un bon Dan Brown même si quelques longueurs sont là, elles ne sont finalement pas si gênantes. Par contre, j'ai regretté qu'il ait fictionné la cour d'Espagne alors qu'il lui suffisait de remplacer le prince Juliàn par un cousin fictif du prince actuel, Felipe (ce qui pouvait tout autant coller à l'histoire et ne pas lui porter préjudice, et de ce fait, la rendre plus crédible), d'autant que Dan Brown conserve d'autres personnages bien réels.
Résultat : un bon 4 étoiles et demie pour ce livre qui les vaut bien.

A lire aussi du même auteur sur ce blog : Inferno - Deception Point - Forteresse digitale - Le symbole perdu -

 

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Extrait : 

Ma vie en dépend…

Les mots résonnèrent dans la salle.

— Edmond ? Que se passe-t-il ?

Les lumières clignotèrent à nouveau. Kirsch les ignora.

— Cette année a été extraordinaire pour moi, expliqua-t-il à voix basse. J’ai travaillé en solitaire sur un grand projet et mes recherches m’ont amené à faire cette découverte scientifique.

— C’est une excellente nouvelle, non ?

— En effet. Et l’annoncer au monde entier m’emplit de joie. Cela va induire une révolution conceptuelle sans précédent. Avec des répercussions aussi profondes que la découverte de Copernic.

Copernic ? Si l’humilité n’était pas l’une des qualités d’Edmond, cette fois, il y allait un peu fort. Copernic était le 

père du modèle héliocentrique. Soutenir au XVIe siècle que les planètes tournaient autour du soleil avait mis à mal la doctrine de l’Église, qui affirmait que l’homme était au centre de l’univers. Bien sûr, l’Église avait réfuté cette théorie et l’avait mise à l’index pendant trois cents ans, mais le mal était fait. Le monde n’avait plus jamais été le même.

— Je vous vois sceptique. Une comparaison avec Darwin, alors ?

— Même combat, répondit Langdon.

— Très bien, je vous éclaire : quelles sont les deux questions fondamentales que se pose l’humanité depuis la nuit des temps ?

Langdon réfléchit un moment.

— L’une d’elles est sans doute : « Comment tout a commencé ? »

— Précisément ! Et la seconde découle de la première. Après « d’où venons-nous ? » vient…

— « Où allons-nous ? »

— Ces deux interrogations sont au cœur de la conscience humaine. D’où venons-nous ? Où allons-nous ? La création de l’homme et son destin. Deux mystères universels. (Une lueur passa dans les yeux de Kirsch.) Robert, cette découverte, je l’ai faite ! J’ai la réponse, claire et précise, à ces deux questions.

Oui, les conséquences étaient vertigineuses.

— Je ne sais que dire…

— Il n’y a rien à dire. J’espère juste que nous aurons le temps de discuter de tout cela après la soirée. Mais pour le moment, je veux vous parler du côté obscur…

— Obscur ?

— Des effets négatifs. En apportant une réponse à ces deux questions existentielles, je pourfends des millénaires d’enseignement religieux. La création de l’homme et sa destinée sont par tradition des questionnements spirituels. Et moi, j’arrive comme un chien dans un jeu de quilles. Aucune Église n’appréciera ce que je suis sur le point d’annoncer.

— Voilà pourquoi durant notre dernier déjeuner à Boston vous m’avez cuisiné pendant deux heures sur les religions…

— Exact. Et vous vous souvenez de ce que je vous ai dit ? Dans les vingt prochaines années, la science aura détruit tous les mythes religieux.

Comment l’oublier !

— Je vous ai répondu que les religions ont survécu à toutes les découvertes scientifiques, qu’elles ont un rôle essentiel dans la société. Qu’elles évolueront, mais ne mourront point.

— C’est vrai. Mais c’est la quête de ma vie : que la vérité de la science s’impose à tous les hommes, qu’elle éradique définitivement les religions. Vous vous rappelez ?

— Oui. C’était assez radical.

— Et vous m’avez mis au défi d’y parvenir. Vous disiez que, chaque fois qu’apparaît une nouvelle vérité scientifique, je ferais bien d’aller en discuter avec des érudits religieux. Et je 

m’apercevrais alors que science et religion parlent de la même chose, chacune dans son langage.

— Je m’en souviens très bien. Le conflit entre cartésianisme et spiritualisme est souvent uniquement sémantique.

— Il se trouve que j’ai suivi votre conseil. Je suis allé consulter des représentants du monde spirituel pour leur faire part de ma dernière découverte.

— Ah oui ?

— Vous avez entendu parler du Parlement des religions du monde ?

— Bien sûr.

Langdon admirait les efforts humanistes de cette assemblée interconfessionnelle.

— Il se trouve que, cette année, le Parlement se réunissait à Barcelone, à une heure de chez moi, à l’abbaye de Montserrat.

Un site spectaculaire. Quelques années plus tôt, Langdon avait visité ce monastère perché sur un pic rocheux.

— Quand j’ai appris qu’il tenait séance durant la semaine où je comptais annoncer ma découverte au monde, j’y ai vu comme…

— Comme un signe de Dieu ?

Kirsch rit de bon cœur.

— Si vous voulez. Je les ai donc contactés.

— Vous vous êtes adressé au Parlement des religions ?

— Non. Ç’aurait été bien trop dangereux. L’information 

aurait fuité. J’ai demandé une audience avec juste trois émissaires – un catholique, un musulman et un juif. Et nous nous sommes réunis tous les quatre dans la bibliothèque.

— Dans la bibliothèque ? Je n’en reviens pas ! C’est le saint des saints pour le monastère.

— Je voulais un endroit sûr. Pas de téléphones, pas de caméras, pas d’intrus. Avant de leur révéler quoi que ce soit, je leur ai fait promettre de garder le silence. Ils ont accepté. À ce jour, ce sont les seules personnes au monde à être au courant.

— Fascinant. Et comment ont-ils réagi ?

Kirsch grimaça.

— Je ne m’y suis pas très bien pris. Vous me connaissez, Robert, je suis assez direct. J’appelle un chat un chat.

— Oui. J’ai ouï dire que le relationnel n’était pas votre fort.

Comme Steve Jobs et tant d’autres visionnaires !

— J’ai donc commencé par leur dire l’évidence : que j’avais toujours considéré la religion comme un moyen d’endormir les masses et qu’en tant que scientifique j’avais du mal à accepter de voir des milliards de personnes intelligentes croire à des sornettes juste pour trouver un sens à leur vie. Bien sûr, ils m’ont demandé pourquoi je venais consulter des personnes pour lesquelles je n’avais aucune estime. Je leur ai alors répondu que je voulais évaluer leur réaction, me faire une idée du choc que causeraient mes révélations.

— Toujours diplomate. Savez-vous que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire ?

Kirsch fit un geste de la main.

— Tout le monde connaît ma position sur les religions. Je pensais qu’ils apprécieraient mon honnêteté. Bref, après ce préambule, je leur ai présenté mon travail, leur ai expliqué par le menu ce que j’avais découvert et comment cela changeait la donne. Je leur ai même montré une vidéo, qui est assez saisissante je le reconnais. Ils en sont restés bouche bée.

— Qu’est-ce qu’ils ont dit au juste ?

— J’espérais qu’on aurait une vraie conversation, mais le catholique a fait taire les deux autres avant qu’ils aient eu le temps d’en placer une. Il m’a demandé de renoncer, de ne pas rendre publique cette information. J’ai répondu que j’allais y réfléchir pendant le prochain mois.

— Mais vous allez l’annoncer ce soir.

— C’est vrai. Je leur ai dit que je ne le ferais pas avant plusieurs semaines. Je ne voulais pas qu’ils paniquent ni qu’ils me mettent des bâtons dans les roues.

— Mais quand ils vont l’apprendre…

— Ils ne vont pas être contents, c’est sûr. En particulier le catholique. Antonio Valdespino. Vous le connaissez ?

— L’archevêque Valdespino ?

— Lui-même.

Valdespino n’était certes pas le meilleur interlocuteur pour un athée convaincu comme Edmond !

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