Au détour d'un livre

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Critiques littéraires, avis, livres gratuits, news. “Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.” (Jules Renard) -

Trouble fête, un noël qui sent le sapin, une enquête d'Agatha Raisin, tome 21 - MC Beaton

 

Résumé : Le Noël qui s'annonce dans le village de Carsely sent le sapin... John Sunday, membre de la Commission de santé et de sécurité, menace de mettre fin aux traditions si chères aux habitants. L'arbre de Noël sur le toit de l'église ? Un danger public. Les décorations accrochées aux réverbères ? Inutiles. Les jouets réalisés par une villageoise ? Nocifs pour les enfants. Foutaises ! protestent les membres de la Société des dames du village : il faut mettre ce trouble-fête hors d'état de nuire !

 

Auteure : MC Beaton
Nombre de pages : 306
Édition : Albin Michel
Collection : A.M.BEATON M.
Date de parution : 4 mars 2020
Prix : 14€ (Broché) - 9.99€ (epub, mobi) - 0€ (audible)
ISBN : 978-2226444165

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Avis / Critique :

 

Agatha Raisin rêvait de vacances dans le sud de la Corse pensant y trouver le soleil. Oui, mais voilà, nous sommes en plein décembre et tout y est fermé. Patatras, la voilà donc de retour en Angleterre dans son bon village de Carsely et s'étonne de n'y voir aucune décoration de Noël. Il faut dire qu'un sombre personnage, Mr John Sunday, du comité de la sûreté menace quiconque mettra la moindre ampoule, sapin, dehors. L'hygiénisme est partout avec lui, et l'homme suscite la haine des habitants du comté qui le souhaite mort...
Mort ?
Eh bien justement, voilà qu'il a la bonne idée de passer de vie à trépas lors d'une réunion où les habitants devaient lui faire savoir leur ressentit.
Parmi les premières suspectes figurent la châtelaine du coin qui avait menacée de mort le bonhomme. Mais elle n'est pas la seule, le prêtre lui aussi voulait sa mort, ainsi que la commerçante du coin, et... et presque tout le monde en fait.
Cherchant à se dédouaner auprès de la police, la châtelaine engage Agatha pour mener l'enquête. Mais voilà que celle-ci a une intuition et qu'elle en fait part à une amie qui le répète et voilà que l'info fait le tour du village.
Et si le meurtrier était...
Bing !
Mince ! Alors qu'elle était sur le point de donner un nom, voilà qu'elle est tuée et son château incendié. Agatha Raisin, qui ne peut compter sur la police, décide de découvrir qui a tué la vieille bique. A-t-on affaire au même meurtrier ?

États-Unis, Carsely, Agatha Raisin parcourt les pays à la recherche du tueur et doit en même temps s'occuper de son personnel d'agence en proie au décès de la jeune Sharon.

Ce trouble-fête de MC Beaton est sans contexte l'un des meilleurs Agatha Raisin, ne serais-ce que par son humour. Et c'est vraiment un plaisir que de tourner les chapitres de ce livre. On retrouve, bien entendu, les protagonistes principaux de d'habitude : sir Charles, Mrs Boxby, Roy... mais d'autres arrivent et donnent une certaine dynamique à l'ensemble, renouvelant, si je puis dire, le cheptel des personnages.
En conclusion, voici un très bon Agatha Raisin !

 

 

 

A lire également sur ce blog :
- Le noël d'Agatha (nouvelle gratuite à télécharger)
- Tome 20 - Voici venir la mariée
- Tome 18 - Un noël presque parfait
- Tome 14 : gare aux fantômes
- Tome 13 : chantage au presbytère
- Tome 5 : pour le meilleur et pour le pire
- Tome 2 : Pas de pot pour la jardinière
- Tome 1 - La quiche fatale

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Extrait :

1

Après avoir découvert que son amour pour son ex-mari, James Lacey, avait plus ou moins disparu, Agatha Raisin, quinqua dynamique à la tête d’une agence de détectives des Cotswolds, décida de se débarrasser d’une autre de ses obsessions.
Les deux années précédentes, elle s’était acharnée à créer le Noël parfait, un vrai rêve dickensien, et le résultat avait été on ne peut plus décevant. Alors, elle avait choisi de fuir les fêtes de fin d’année en s’accordant de longues vacances en Corse. Son adjointe, la jeune Toni Gilmour, était tout à fait capable de faire tourner la boutique sans elle et de s’occuper du flot habituel de dossiers ennuyeux – divorces et autres animaux perdus – qui constituaient le gagne-pain de l’agence.

Agatha avait réservé une chambre dans un hôtel de Porto-Vecchio, au sud de l’île. Sur Internet, elle avait découvert qu’il s’agissait d’une ancienne ville génoise et qu’en hiver la température n’y descendait pas au-dessous de quinze degrés.
Elle arriva tard à l’hôtel, car elle avait mis plus d’une heure à trouver un taxi à l’aéroport de Figari. Agatha avait hâte de fêter Noël autour d’un homard. Ciao la dinde !
La réceptionniste l’accueillit d’un : « Je vois que vous avez réservé chez nous pour trois semaines. Mais pourquoi donc ? »
Agatha cligna des yeux, éberluée. « Pourquoi ? Parce que je suis en vacances.
– Qu’est-ce que vous allez bien pouvoir faire ? insista la réceptionniste. La plupart des boutiques et des restaurants sont fermés. Vous n’avez pas de voiture. Il n’y a pas tant de taxis que ça et ceux qui sont là n’apprécient pas les trajets courts.
– Je tâcherai d’y réfléchir, rétorqua Agatha. J’ai faim. Il y a un resto dans cet hôtel ?

– Non, mais si vous prenez à droite en sortant, puis à gauche, vous tomberez sur la citadelle. Il y a quelques restaurants dans ce coin. »
Agatha laissa ses bagages et s’engagea sur le raidillon qui menait à la vieille ville. Les décorations de Noël étaient superbes, elle n’en avait jamais vu d’aussi belles, mais les rues étaient désertes. Elle atteignit enfin la citadelle. Seuls deux restaurants étaient ouverts, et au centre de la place se trouvait une patinoire vide que des hommes arrosaient dans l’espoir que l’eau gèle pendant la nuit. Le moral d’Agatha baissa encore d’un cran. Elle n’avait pas imaginé qu’il pouvait faire suffisamment froid en Corse pour qu’il gèle.
Devant l’un des restaurants s’étalait une terrasse chauffée destinée aux fumeurs. Agatha s’installa et commanda un repas qui se révéla des plus banals et lui coûta la modique somme de quarante-deux euros.
Elle tira sur sa cigarette, tout en se demandant si elle devait ou non louer une voiture. Le problème, c’est qu’elle était incapable de faire un créneau. En fait, elle n’était satisfaite que lorsqu’il y avait assez de place pour un semi-remorque. Les voitures qu’elle avait vues étaient toutes stationnées pare-chocs contre pare-chocs. Mais comment les gens arrivaient-ils à s’extraire de leur emplacement sans abîmer les véhicules garés devant et derrière eux ?
Agatha ne supportait pas l’échec. Il était hors de question de rentrer chez elle et d’avouer qu’elle avait commis une erreur. Une bonne nuit de sommeil, voilà ce dont elle avait besoin. Elle regagna l’hôtel d’un pas lourd, arpentant les rues désertes éclairées par le halo étincelant et doré des décorations de Noël suspendues à chaque réverbère.
Le jour suivant était ensoleillé. Après un copieux petit-déjeuner, Agatha demanda à la réceptionniste comment se rendre au port, où elle était certaine de trouver des fruits de mer. « Il y a un raccourci depuis la citadelle, lui expliqua celle-ci, mais il est extrêmement abrupt. » La hanche arthritique d’Agatha se rappela à son souvenir.
« Et en faisant un détour par la route ? Ça prendrait combien de temps ?

– Environ une demi-heure. »
Agatha se mit donc en chemin. Elle marcha pendant ce qui lui sembla une éternité, jusqu’à ce qu’une heure et demie plus tard, elle se retrouve sur le port. Il y avait un restaurant ouvert, mais il ne servait pas de homard. Elle commanda le plat du jour, une darne de saumon, se faisant la réflexion qu’elle aurait pu aisément trouver la même chose chez elle, en Angleterre. À la fin du repas, elle demanda avec optimisme à la serveuse de lui appeler un taxi. Mais aucun chauffeur ne voulut l’emmener. « Ils n’aiment que les longs trajets, d’une ville à l’autre », expliqua la jeune femme.
Agatha décida donc de tenter le raccourci qui passait par la citadelle. Il était vraiment très raide : à un moment, elle aurait pu jurer que la chaussée la dévisageait. Sa hanche la faisait beaucoup souffrir et le souffle lui manqua durant tout le trajet. Lorsque enfin elle atteignit la place au centre de la vieille ville, elle se laissa tomber sur une chaise en terrasse et commanda une bière. Elle sortit un paquet de cigarettes, puis le remit dans son sac. Elle était encore à bout de souffle.
Il faut absolument que je quitte ce trou, se dit-elle. Bonifacio est censé être une belle ville. Et crotte. Je vais louer une voiture. Je trouverai forcément du homard là-bas.
De retour à l’hôtel, elle chercha Bonifacio sur son ordinateur portable. Elle lut que le port était select et sophistiqué, et qu’il comptait nombre de bons restaurants. Il y avait une ville médiévale, perchée sur les falaises qui dominaient le port. Peu d’hôtels étaient ouverts, mais elle en dénicha un qui semblait prometteur et y réserva une chambre, prenant la précaution de préciser qu’elle ne savait pas combien de temps elle resterait.
Le lendemain matin, dès potron-minet, Agatha quitta Porto-Vecchio au volant de sa voiture de location, soulagée que les routes soient désertes et que la direction de Bonifacio soit correctement indiquée. Tandis que le soleil se levait sur une autre journée parfaite et que sa voiture gravissait les montagnes, Agatha se sentit heureuse. Tout se passerait bien.

 

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