Au détour d'un livre

Au détour d'un livre

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La Bible n'est pas un livre sacré, de Mauro Biglino

 

Résumé : Il n’existe aucune divinité, tel qu’on l’entend au sens spirituel, dans l’Ancien Testament. La Bible, en particulier, ne parle ni de Dieu ni d’un culte qui lui serait dédié. C’est la raison pour laquelle j’ai intitulé cet ouvrage La Bible n’est pas un livre sacré ! Mais qui donc est intervenu au fil des siècles pour interpoler le Livre ? Sommes-nous tous victimes d’une immense supercherie ?

Auteur : Mauro Biglino
Nombre de pages : 170
Edition : Macro éditions
Collection : Savoirs Anciens
Date de parution : 23 mai 2019
Prix : 14.95€ (Broché) - 9.99€ (epub, mobi)
ISBN : 978-8828501596

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Avis / Critique :


Mauro Biglino, l'auteur, a été pendant longtemps le traducteur des textes hébreux massorétiques originaux (la tradition) pour le Vatican. Et c'est justement en les traduisant qu'il s'est rendu compte que nombre d'erreurs s'étaient glissées au fil des copies et même lors des premières traductions. Sa lecture complète et sa connaissance des livres qui ont servi de base à l'écriture de la Bible l'ont mis devant une évidence : la Bible n'est pas le livre qui raconte la naissance du monde ni ne parle de Dieu, mais un amalgame d'histoires réunies qui narrent l'histoire des Elohim, un groupe évolué d'êtres qui se sont partagé des territoires et dont le plus connu d'entre eux est arrivé jusqu'à nous, un certain Yahvé.
Il suffit à tout à chacun d'ailleurs de lire ne serait-ce que la Genèse pour comprendre qu'Adam et Eve sont entourés d'autres êtres dans un genre de jardin expérimental, que le Dieu décrit n'en est pas un puisqu'il est dit qu'il s'agit d'Elohim ( nom pluriel), des êtres de chair et de sang et non de El (nom singulier), un être éthéré. 

Mauro Biglino montre ici les incohérences qui truffent la Bible (5000 variantes par rapport au texte massorétique), et donne une nouvelle interprétation de certaines de ces parties. Il note aussi que de nombreux livres comme celui d'Enoch, livre des Jubilés, ont été rejetés par le dogme. Sur les 46 livres que compte l'ancien testament, seuls 39 sont reconnus, 6 rejetés et 11 ont disparus. 
La Bible que nous lisons aujourd'hui a reçu sa traduction définitive à l'époque de Charlemagne et les chercheurs s'accordent pour dire que chaque texte biblique recopié différait du précédent.
Mauro Biglino démontre ensuite que tout à été fait pour éliminer ou soutenir la thèse de la doctrine monothéiste alors que les textes d'origines démontrent l'inverse. Il démonte l'histoire d'Adam, Eve et de la côte (qui de côte est en fait une "partie latérale" dans laquelle serait prélevé ce que l'on pourrait nommer aujourd'hui des cellules souches).
Alors, bien sûr ceux qui ont des certitudes pourront trouver à redire, mais comme je l'ai dit plus haut, il suffit de lire la Genèse pour se faire sa propre idée sur la question et se rendre compte comme le dit l'auteur que "La Bible n'est pas un livre sacré". Ce qui n'enlève par ailleurs rien à la croyance en quelque chose de plus grand, mais Mauro Biglino démontre ici que Yahvé n'était qu'un homme, issu d'un peuple plus évolué ayant des techniques scientifiques à portée de main, et qui a asservi un peuple qui se nommera par la suite Hébreux.
L'histoire est ensuite celle que l'on connaît.
 

Si vous avez envie de lire ce livre, c'est que vous êtes prêts à remettre en question vos certitudes et avez l'esprit ouvert.
Ce livre fait partie des théories qui remettent en cause l'origine des textes, des faits tels qui nous ont été contés depuis toujours, des préceptes dont les traductions ne sont pas celles d'origines. Nombre de chercheurs (qu'ils soient catholiques, rabbins, laïcs) apportent leur pierre à l'édifice de Mauro Biglino. On peut cependant ne pas adhérer à la thèse
néo-évhémériste de l'auteur, mais simplement s'en tenir aux faits indubitables des textes d'origine. 

A lire donc si vous êtes prêts à remettre en cause le dogme tel qu'il a été enseigné. Pour ceux qui ont déjà franchi le pas, "La Bible n'est pas un livre sacré" apportera ou confirmera votre éclairage.

 

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Mauro Biglino - la bible n'est pas un livre sacré - "audetourdunlivre.com"

Extrait :

 

Chapitre 7

Qui étaient ces Elohim que l’on a fait devenir Dieu ? Quelles étaient leurs caractéristiques et comment agissaient-ils ?

Résumons les caractéristiques fondamentales qui sont largement étudiées dans mes ouvrages déjà cités, auxquels je vous renvoie pour approfondir le sujet. Voici, en complément, de nouveaux éléments.

Je précise que je ne traduis pas le vocable Elohim parce que personne ne sait ce qu’il signifie. Les courants dogmatiques n’émettent évidemment aucun doute : pour eux, il signifie « Dieu ». Mais ce mot au pluriel connaît toutes les traductions possibles justement à cause de la réelle ignorance qui l’entoure. Raison pour laquelle je considère comme plus juste de le conserver dans sa forme d’origine ou, tout au plus, de le remplacer par une expression du type « ceux-là »

L’impossibilité de donner une traduction certaine se retrouve avec le nom « Yahvé », dont on ignore également le sens. D’où ses multiples rendus, jusqu’à celui de le comprendre comme une simple interjection telle que : « C’est lui ! » C’est ce qu’écrit notamment le rabbin Howard Avruhm Addison, déjà cité, qui soutient que, selon certains biblistes, il pouvait s’agir d’une exclamation prononcée lorsqu’on le voyait arriver…

L’« ouverture » mentale de ces chercheurs cités ne peut que nous faire penser aux innombrables inventions fantaisistes mystiques des 72 noms du prétendu Dieu. Je les qualifie de « fantaisistes » sans aucune intention de me montrer insultant, mais simplement pour souligner que, face à ces 72 noms établis de manières diverses et variées, dotés d’une prétendue efficacité fonctionnelle quand elle n’est pas, parfois, carrément magique, j’oppose la réalité : nous ignorons le sens et l’origine même du premier nom. Nous ne savons pas en quelle langue il a été prononcé, nous ne savons pas quels sont ses sons vocaliques, nous ne savons pas s’il était réellement constitué à l’origine des consonnes qui ont ensuite été utilisées pour le retranscrire… Nous savons cependant de façon certaine que le peuple de Moïse ne fut pas le premier à l’entendre ni à l’utiliser. L’épigraphie moyen-orientale démontre que les peuples des régions alentour connaissaient ce nom bien avant qu’il n’apparaisse au sein de la nation qui allait devenir par la suite le peuple israélite. Les nations du Moyen-Orient du deuxième millénaire avant J.-C. savaient que ce territoire était gouverné par un individu nommé YHW ou YW ou YWH, dont ils connaissaient la compagne sous le nom d’Ashera, et que les Hébreux de la colonie d’Éléphantine en Égypte, encore plusieurs siècles plus tard, appelaient Anat-Yahu.

Soulignons ici que la guerre pour le contrôle des contenus bibliques fut gagnée par les courants de la pensée hébraïque liée à la culture babylonienne d’abord, puis achéménide. Si, au contraire, le judaïsme de modèle et de tradition égyptiens s’était imposé, nous aurions peut-être abouti à une bible qui considérait la présence de la compagne de Yahvé comme « normale ». J’ai évoqué déjà les Targum dont la lecture a amené les frères Sabbah à la construction d’une histoire totalement différente et liée de manière indissoluble à l’Égypte : selon ces chercheurs issus d’une famille rabbinique, ce serait donc encore une autre Bible possible, à cent coudées de celle qui est considérée comme la base de tant de vérités spirituelles.

Nous disions que les Hébreux ne furent donc pas les premiers à connaître Yahvé, mais qu’ils furent choisis par lui ou, plutôt, construits et constitués en tant que peuple, pour tenter la conquête d’un territoire qui intéressait plus ce Yahvé que celui qu’on lui avait attribué. Il les prit donc, les transforma et leur fit prendre l’identité d’Israélites par un long processus d’évolution et d’assimilation qui inclut des Sémites, des non-Sémites, des nomades et semi-nomades, des habitants des villes de Canaan et d’autres qui y immigrèrent, comme l’écrit Lee I. Levine (professeur d’histoire juive au sein de l’Université hébraïque de Jérusalem).

Sur les personnages auxquels nous nous intéressons, voici ce qu’il convient de préciser :

Les Elohim bibliques n’étaient pas un Dieu unique, comme le soutient la théologie depuis deux millénaires, mais un groupe de plusieurs individus en chair et en os. Une multiplicité mise en évidence de manière univoque par de nombreux passages de l’Ancien Testament (Exode 3:12 et suivants, Exode 15:3 et suivants, Exode 18:11 et suivants, Deutéronome 6:14 et suivants, Deutéronome 13:7 et suivants, Deutéronome 32:17 et suivants, Jérémie 7:18). Ils dressaient même des campements dans les zones frontalières qu’ils contrôlaient avec leurs armées (Genèse 3:21 et suivants) : des campements bien connus des auteurs bibliques qui les évoquent même expressément dans les manuscrits de la mer Morte, comme dans le 4Q401 14i 8 dans lequel on affirme : « […] ils sont honorés dans tous les campements des Elohim et révérés par l’assemblée des hommes […] ».

C’étaient des individus qui vivaient si longtemps qu’ils étaient considérés comme immortels alors même qu’ils ne l’étaient pas. Dans mes travaux précédents, je cite des passages dans lesquels la Bible expose clairement que les Elohim (c’est-à-dire le prétendu Dieu des théologies) meurent comme tous les hommes (Psaume 8213). L’exégèse traditionnelle de ce passage représente un exemple parfait de la soumission au dogmatisme. La philologie qui œuvre à fournir des éléments à la théologie affirme que, sans l’ombre d’un doute, le terme Elohim représente une forme particulière de pluriel qui, en réalité, renvoie à un singulier : Dieu (nous y reviendrons, car nous sommes au cœur de cette entière construction dogmatique boiteuse).

Pour ceux qui soutiennent la doctrine traditionnelle, le Psaume 82 constitue le véritable « couac » : ici, le terme Elohim ne peut cacher un singulier : des pronoms, des adjectivations et, surtout, dix verbes conjugués au pluriel l’interdisent.

 

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Gabriel 25/10/2019 17:31

Soit tu va t'élloigner du pêché a cause de sa parole (Bible) ou a cause de tes péchés tu t'élloignera de ce livre.

Soit que la vérité t'affranchira du péché ou ton coeur te condamnera à cause de tes péchés.

Je recommande le livre JÉSUS L'ENQUÊTE afin d'éprouver la vérité.

Jean 14:6
Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

Romains 5 : 20
Or, la loi est intervenue pour que l'offense abondât, mais là où le péché a abondé, la grâce a surabondé,

alexandre 14/07/2019 04:59

Tout ce que Mauro Biglino révèle, est exact. J'ai décrypté également les textes hébraïques depuis les années 1987. Ce sont des humains qui sont arrivés de différentes régions célestes ( constellation de l'ourse - du Serpent - et des Pléïades ( voir Job). Pour créer l'homme ils ont modifié l'Adn des reptiles en y ajoutant le leur et à partir des mammifères (+ un autre ajout d'Adn) pour faire l'Homme. La matrice qui les a réceptionné est céleste (shamaïm - Gen.1-26) ( voir également - Lorsque les dieux faisaient l'homme J Bottero et Kramer ). Pour faire la femme ysha ils ont retiré un gène de l'ischion נשה d'Adam, mot qui est issu du verbe faire naasshé נעשה - Gen. 1-26. Ils ont promis qu'ils reviendraient sauver les hommes justes de la destruction - la terre est entrain de retourner à Yom Ehad au Tohu Bohu du commencement (le soleil brûlant la terre). C'est pas la joie avec en plus la guerre de Gog.