La nuit du mal, de Giacometti et Ravenne - (Le cycle du soleil noir, tome 2)

Publié le par AU DETOUR D'UN LIVRE-LITTERATURE

 

Résumé : Ce second volet de la saga du Soleil Noir nous entraîne à la recherche de la troisième Swastika, une croix gammée antique aux pouvoirs mystérieux, dont la légende raconte que celui qui la détient deviendra le maître du monde.

Auteurs : Eric Giacometti, Jacques Ravenne
Nombre de pages : 480
Édition : JC Lattès
Collection : Thrillers
Date de parution : 15 mai 2019
Prix : 22€ (Broché) - 15.99€ (epub, mobi)
ISBN : 978-2709656092

 

Avis / Critique :


Deuxième tome du cycle du soleil noir, "La nuit du mal" de Giacometti et Ravenne est une fois de plus une réussite. Pas de temps mort, de l'action, de l'histoire, de l'amour aussi et un peu d'ésotérisme, soit tout pour faire un bon livre. On retrouve ici le père du commissaire Marcas, Tristan Marcas, archéologue au sein de l'Ahnenerbe qui se retrouve à jouer les espions pour le camp anglais et qui se lance à la recherche de la troisième et quatrième svastika afin de changer le cours de la guerre. Aidé de loin par Laure, la châtelaine au service du SEO anglais, de Ian Fleming l'auteur de 007, d'Aleister Crowley l'occultiste, sous la houlette de Wiston Churchill, il devra déjouer les plans d'Hitler dont nous suivons avec des flash-back l'arrivée au pouvoir avant de le suivre à Venise à la rencontre de Mussolini.

Dans ce thriller ésotérique, le lecteur va voyager passant de la Crète, à l'Allemagne, à l'Angleterre, puis l'Autriche et enfin l'Italie et apprendre aussi certains points d'histoire de la Seconde Guerre Mondiale.
D'ailleurs, à la fin du livre, les auteurs nous font part de leurs recherches pour concevoir ce roman, mettant ce qui est issu de l'histoire de ce qui tient de leur imagination afin de recadrer l'ensemble.

Très agréable à lire, avec des personnages tous bien campés et différents, difficile de lâcher le livre une fois entamé. On retrouve là la patte de Giacometti et Ravenne qui nous avait déçu lors des derniers Marcas et le lecteur sera satisfait d'avoir là une très bonne histoire.
Vivement le troisième.

 

 

A lire aussi sur ce blog :
- Le triomphe des ténèbres (Le cycle du soleil noir, tome 1)
- Conspiration
- L'empire du Graal
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- Conjuration Casanova

Extrait :

Prologue

Crète
Automne 1941

Ils attendaient ça depuis longtemps. Plus longtemps encore, car leurs pères avaient attendu. Et les pères de leurs pères. Aussi loin que remontait la mémoire du village, ils savaient que cela allait arriver.
Ils ne savaient pas quand, ils ne savaient pas qui, mais après des siècles d’attente, ils savaient que le jour était arrivé.
Ou plutôt la nuit.
La nuit du sang.
Les cinq paysans se faufilent sans bruit entre les oliviers. Dans l’obscurité, un olivier ressemble à un être humain. Il en a la taille, souvent la silhouette, et, même si le vent l’a courbé, terrassé, il peut toujours dissimuler un homme. Un homme qui a besoin d’écouter. D’écouter l’ombre. Et l’ombre n’est jamais silencieuse. Elle murmure à qui sait entendre encore et toujours le même mot :
Xeni !
Xeni !
Xeni !
« Les envahisseurs. »

Des guerriers venus du Nord, le front ceint dans des casques d’acier. Venus souiller leur terre, voler le trésor sacré confié aux villageois par un étranger. Un étranger surgi des contrées boréales, du fond des siècles.
Les cinq paysans n’ont aucun doute, les hommes blonds qui se pavanent sous leurs yeux sont bien les barbares décrits dans l’antique prophétie.
Un vent doux et embaumé s’est levé, qui fait bruisser les oliviers. Un chant ancestral, paisible, lui aussi corrompu par la présence des envahisseurs.
Avant d’avoir un nom, ces parasites ont un bruit, celui des bottes qui martèlent la terre, des crosses qui battent à la hanche, le bruit de la guerre et de la mort en chemin.
Mais parfois la mort bifurque.
Derrière les oliviers, les paysans ont bougé. Maintenant il leur faut voir. Voir combien sont les envahisseurs.
Un, deux, trois.
Voir le canon des fusils que l’on vient de poser contre le mur, voir l’étincelle du briquet, le cercle minuscule et grésillant des cigarettes. Voir ces soldats redevenir hommes. Juste à temps pour mourir.
Les cinq paysans ont été formés pour offrir la mort à ceux qui oseraient braver l’interdit. Comme leurs pères avant eux, et les pères de leurs pères.
Ils ne sont pas que des laboureurs, ils sont des Fylaques. Des gardiens.
Tous de sang divin. Ils sont nés en Crète, l’île du miel, la terre choisie par la mère de Zeus pour enfanter le père des dieux.
Et les Fylaques manient le kyro comme aucun autre Crétois. Le kyro, ce redoutable poignard dont la lame est gravée d’une encoche, teintée de rouge, en forme de goutte. La dernière goutte de sang qui doit rester dans le corps de l’ennemi.

Abrités derrière les oliviers, les cinq Fylaques observent les guerriers du Nord et ils sourient dans la nuit. Le premier ennemi vient de défaire son ceinturon, d’enlever sa vareuse. Il fait une chaleur accablante. Il n’a pas l’habitude. Lui et ses compagnons sont les enfants d’un pays froid, aussi froid que leurs cœurs.
Ils ont des corps pâles.
Mais plus pour très longtemps.
L’un des Fylaques quitte la lisière des oliviers. Il ouvre son kyro au manche de corne, le ressort est parfaitement huilé, la lame brunie au charbon pour éviter les reflets. Les autres le rejoignent. Une meute qui aiguise ses crocs.
Les envahisseurs leur tournent le dos. Ils s’affairent autour d’un puits. Ils n’entendront rien. Ils ont l’oreille rivée sur le seau qui remonte en heurtant la paroi. Toute la journée, ils ont eu soif. Et ils n’écoutent plus que leur désir.
Ils ont oublié qu’ils étaient des envahisseurs.
Ils n’entendent que la promesse de l’eau.
Un premier Fylaque jaillit.
Le chef de meute.
Il s’immobilise, perçoit le bruit du seau qui cogne contre la margelle, et frappe.
Le kyro est si acéré qu’il s’enfonce entre les côtes sans trouver de résistance et la douleur est si intense que l’étranger ne crie même pas. Il fixe les étoiles comme s’il ne les avait jamais vues. Puis la nuit s’étend sur ses yeux. Il chute sans bruit. Les soldats ont plongé les mains, les lèvres dans le seau, ils sont sourds à leur destin. Les lames s’infiltrent au plus profond de leurs cous. La dernière chose qu’ils sentiront, c’est le goût étrange de l’eau, c’est leur propre sang qu’ils viennent de boire.
Désormais, les étrangers sont des corps que les Fylaques disposent en étoile autour du puits.
Un signe de croix, non pour demander pardon, mais parce que le plus terrible reste à accomplir.
Puis les cadavres sont retournés sur le dos.
Chaque kyro s’immobilise juste au-dessous du sternum, puis fend la peau qui s’ouvre comme une lèvre humide.
Ensuite, ils plongent la main.
Et fouillent.
Quand ils se relèvent, une odeur douce et âcre monte du sol.
Thanatos.
Un ennemi n’est vraiment mort que quand on lui ôte plus que la vie.

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